Scandaleuse question, évidemment ! Et pourtant n’est-ce pas ce que, implicitement, donnent à entendre de nombreuses pratiques ? Ou comment apprendre par corps en luttant contre les stéréotypes.
Scandaleuse question, évidemment ! Et pourtant n’est-ce pas ce que, implicitement, donnent à entendre de nombreuses pratiques ? Ou comment apprendre par corps en luttant contre les stéréotypes.
Éviter que le destin des individus soit tracé dès le berceau, permettre aux enfants de paysans et d’ouvriers de s’élever au-dessus de la condition de leurs parents, ces missions figurent aux racines du projet républicain. Qu’en est-il un siècle après ?
Comment lutter contre les inégalités dans notre école ? Fin janvier, le CRAP-Cahiers pédagogiques organisait un webinaire, premier d’une série de « débats éducatifs 2022 », avec comme invité Jean-Paul Delahaye, ancien directeur général de l’enseignement scolaire. Nous reprenons ici quelques points forts de cet échange.
Dans les familles, les enfants ne disposent pas du même nombre de livres, ni des mêmes types d’albums. Alors l’école participe à construire des inégalités, quand on fait comme si tous les enfants avaient les mêmes habitudes de lecture.
Comment un dispositif de réponse au décrochage scolaire fait évoluer les points de vue des enseignants et leurs pratiques pédagogiques dans l’ensemble de l’établissement.
Un collège où la reconstruction des murs a été aussi l’occasion d’une rénovation de la conception du métier, de l’enseignement, du travail collectif. Un nouveau départ.
Des témoignages sur les effets que peuvent produire un stage dans un collège. Une opportunité pour découvrir et élaborer des dispositifs pour les élèves, mais aussi pour constituer une véritable équipe éducative fédérant les initiatives individuelles.
Il n’est pas nouveau que l’éducation prioritaire reçoive des reproches et soit remise en cause dans son existence-même. Est-elle efficace, rentable, stigmatisante ? Plus que par la recherche, les réponses à ces questions sont parfois inspirées par les projets politiques de ceux qui les apportent. Selon ses détracteurs, l’éducation prioritaire serait inefficace puisque ses résultats […]
L’école française est-elle trop égalitariste, au point de ne plus permettre que s’épanouisse l’excellence ? Ça n’est pas ce que montrent les évaluations internationales du type PISA ou Timss. En fait, les inégalités de réussite scolaire restent très marquées, et très liées aux inégalités sociales. Nous republions ce texte de François Dubet qui faisait déjà partie de notre première série d’antidotes en 2016.
Alors qu’une candidate à l’élection présidentielle propose un programme qui repose en grande partie sur un rejet de l’immigration et de tout ce qui lui est lié, il est bon de rétablir les choses concernant la scolarité et les résultats des élèves issus de l’immigration, et de combattre, inlassablement, une idée (trop bien) reçue.
Les classes hétérogènes, bonnes pour personne, ni pour les plus forts qui perdent leur temps, ni pour les plus faibles qui ne peuvent rattraper leur retard dans ces classes ? Et si c’était plus compliqué que ça ? Cela valait bien une bonne dose d’antidote ! Les propositions des différents candidats sur l’école se font […]
Rebattue la question des inégalités à l’école ? Peut-être, mais toujours aussi actuelle. Lors de l’assemblée générale du CRAP-Cahiers pédagogiques un atelier s’est donné pour objectif de proposer à notre mouvement des pistes de travail et d’action sur ce thème.
Le précédent dossier des Cahiers pédagogiques consacré à l’éducation à la sexualité remonte à 1974, presque un demi-siècle, au moment où se dessinait la fin de la notion de chef de famille et où les femmes acquéraient le droit à la contraception et à l’interruption volontaire de grossesse. Ce qui nous a frappées au fil de la […]
À quelles conditions l’EPS peut-elle contribuer à un dépassement des stéréotypes dans les apprentissages par corps ? Des réponses de terrain issues de recherches en didactique.
Depuis 2014 à Lyon, un collectif de parents d’élèves, d’enseignants et d’habitants se mobilise année après année dans les écoles lyonnaises pour qu’un droit humain fondamental soit respecté et appliqué, « le droit d’avoir un refuge, d’être secouru, et d’avoir des conditions de vie décentes » érigé par la convention internationale des droits de l’enfant. Allan Maria témoigne de ce combat au nom du collectif Jamais sans toit.
L’auteure, chargée d’enseignement et de recherche à l’université Lyon 2, tente de comprendre ce qui se déroule dans la société française en donnant la parole aux familles de culture ou de confession musulmane installées en France depuis plusieurs générations ainsi qu’aux équipes éducatives.
L’école française est inégalitaire, PISA nous le rappelle à chaque rapport. Ces inégalités sont bien sûr en partie crées à l’extérieur, mais l’école ne peut pas se dédouaner d’une action plus équitable. Car les pratiques pédagogiques peuvent aussi être créatrices d’inégalités. Cette question doit être présente dans le débat public durant la campagne présidentielle.
Ce livre est d’une brulante actualité, à l’heure où fleurissent les discours contre « l’assistanat », à propos par exemple de l’utilisation de l’allocation de rentrée scolaire, où resurgissent les « internats d’excellence » dans une conception très méritocratique de l’école, où trop d’enseignants méconnaissent les difficultés des familles.
Un garçon qui se sent fille, une fille qui se vit garçon. Des situations délicates et complexes qui peuvent causer des conflits en classe. Comment les dénouer, sans stigmatiser et en faisant apprendre des choses aux élèves ?
C’est la précampagne présidentielle, les candidats potentiels se positionnent et font part de leurs propositions. En ce qui concerne l’éducation, Valérie Pécresse (candidate à la primaire chez Les Républicains), a déclaré le 12 octobre dernier sur France Bleu Auxerre, à propos des « élèves perturbateurs », qu’il fallait « ne plus les réinscrire dans des établissements normaux où il vont «foutre la pagaille», mais les mettre dans des structures éducatives dédiées ». En contrepoint, voici le récit de la spirale descendante d’un élève puis de sa reconstruction dans un autre établissement.
Les résultats des travaux de recherche et les évaluations internationales le montrent avec insistance : les parcours scolaires sont fortement influencés par l’origine sociale. Mais comment comprendre que l’école continue à reproduire voire à creuser les inégalités alors même que ce diagnostic est partagé par la majorité des acteurs ?
Où en est l’éducation prioritaire? Marc Douaire, président de l’Observatoire des Zones d’éducation prioritaire (OZP), évoque l’enquête menée par l’association pour faire un état des lieux de l’éducation prioritaire, enquête dont les résultats seront débattus le 5 décembre lors d’un colloque en visioconférence.
Pendant la « continuité pédagogique », l’école n’est plus ce qu’elle était. Qu’en restera-t-il « après », quand le déconfinement aura permis que les élèves se retrouvent en présence de leurs enseignants ? L’école reprendra-t-elle « comme avant » ?
Bernard Lahire, Seuil, 2019 Fruit d’un travail de recherche mené par dix-sept sociologues dirigé par Bernard Lahire, l’ouvrage, en 1 232 pages, explore en profondeur comment les inégalités s’instaurent dès la maternelle. « On peut dire que ces enfants qui naissent dans des environnements familiaux extraordinairement différents ne sont vraiment pas les mêmes enfants. Seule leur apparente […]
Fadi Makki est un homme en colère, une saine colère. Enseignant d’EPS dans un collège du Pré-Saint-Gervais, tout près de Paris, il a pleuré deux anciens élèves fauchés à l’adolescence par une violence rangée souvent du côté de la fatalité. Lui, la fatalité, l’inéluctable, il préfère les dépasser pour rechercher les causes et les solutions. Rencontre avec un professeur éducativement engagé.
Le 18 mai dernier se tenait la journée nationale de l’Observatoire des zones prioritaires (OZP). Pour l’association, il est essentiel de faire le bilan de la « refondation » engagée en 2014. Aussi, devant le silence du ministère, l’OZP a-t-elle lancé sa propre évaluation.
Nous le savons déjà : réduire les ressources des parents après des actes délinquants commis par leurs enfants ne résout pas le problème de la violence, d’autant que cette mesure exonère de fait les jeunes des familles aisées. Il faudrait, au contraire, proposer une démarche coéducative, axée sur la prévention. L’école ne doit pas stigmatiser mais tendre la main aux plus fragiles, comme le montrent depuis des années les travaux de pédagogues et de sociologues.
Le réseau français des villes éducatrices (RFVE) a été reçu mi décembre 2018 par Ariane Azéma, inspectrice générale de l’administration de l’Éducation nationale et de la Recherche, et Pierre Mathiot, universitaire et ancien chargé de mission sur la réforme du baccalauréat et du lycée. Tous deux ont été chargés par Jean-Michel Blanquer d’une mission sur la territorialisation des politiques éducatives, sur les politiques dédiées à l’éducation prioritaire, ainsi qu’au monde rural dans toute sa diversité. Il rendront leur rapport à la fin du premier trimestre 2019. Damien Berthilier, président du RFVE, a répondu à nos questions sur cette audition.
Un coup de cœur pour le dernier ouvrage du sociologue Stéphane Beaud, La France des Belhoumi. Portraits de famille (1977-2017), sorti en mars 2018, nous a donné envie de lui donner la parole. Son projet de « donner une voix à ces descendants de l’immigration qui s’intègrent sans rien dire et sont pourtant stigmatisés » vaut d’inviter à lire cet ouvrage.
À rebours des discours catastrophistes et de certaines unes de journaux, on peut bel et bien enseigner dans les « banlieues » et y connaître de grandes réussites, sans en rabattre sur ce qu’on exige des élèves. Le livre Territoires vivants de la République. Ce que peut l’école : réussir au-delà des préjugés, paru en cette rentrée, est rempli de témoignages de ces enseignants qui aiment enseigner en banlieue et s’autorisent enfin à le dire ! Entretien avec deux des auteurs.
Le samedi 2 décembre a eu lieu à Paris le 10ème séminaire professionnel de l’OZP (Observatoire des zones prioritaires). Il y a été question des CP à douze élèves, du pilotage des réseaux, d’innovation et de formation.
Depuis 2008, l’AFEV organise la Journée de refus de l’échec scolaire (JRES). La 10ème édition consacrée au climat scolaire s’est tenue le 20 septembre 2017 à Paris, l’occasion d’un regard rétrospectif sur dix années de lutte mais aussi sur les perspectives actuelles. Les débats sur climat scolaire ont notamment permis de rendre visibles des problématiques tout autant sociétales qu’éducatives.
L’école française n’est ni juste ni efficace: c’est le constat « assez consternant » que dresse Sylvain Connac, chercheur en sciences de l’éducation à l’université Paul Valéry de Montpellier… Il faisait une conférence le 19 aout sur le thème «Coopération entre élèves et différenciation pédagogique : quels liens ?», dans le cadre des Rencontres du CRAP-Cahiers pédagogiques. Son postulat est que la pédagogie peut et même doit faire quelque chose en réponse à cette situation, notamment grâce à la différenciation pédagogique et à la coopération entre élèves.
Les questions d’égalité entre filles et garçons, femmes et hommes sont plus que jamais au cœur de nombreux débats. Michèle Obama, dans un discours récent, rappelle que le degré d’émancipation des femmes, la façon dont elles sont considérées, reflète le niveau de civilisation d’une société. L’égalité de droit en éducation est soutenue par de nombreux […]
Il est des billets de blog que l’on lit et qui nous percutent, ou nous enchantent, si fort que l’envie nous prend de pousser la porte des mots pour en connaître la source. «L’un d’eux», écrit par Hugo Pellerin sur les élèves à qui il enseigne le français dans un collège REP+, est de ceux-là. Rencontre avec un enseignant qui emprunte des chemins différents pour que les collégiens des quartiers défavorisés échappent au miroir déformant qui leur est opposé.
L’année électorale qui vient sera chargée en caricatures, fausses bonnes idées et poncifs rétrogrades sur l’école, son fonctionnement, les méthodes pédagogiques… Nous avons souhaité au CRAP-Cahiers pédagogiques nous essayer à déconstruire ces caricatures et ces promesses hasardeuses. Cette rubrique se veut un remède aux simplismes rances et aux mythes miteux. Nous n’y traiterons que des questions proprement pédagogiques, pas des menaces de suppressions de postes dans l’Éducation nationale ou des attaques éventuelles contre les différents métiers de l’éducation, quoi que nous en pensions par ailleurs… Pour la deuxième prescription du traitement, François Dubet aborde l’élitisme et l’égalitarisme.
Le CNESCO (Conseil national d’évaluation du système scolaire) a rendu public mardi 27 septembre dernier un rapport intitulé « Inégalités sociales et migratoires : comment l’école les amplifie ? ». Pointant la persistance des inégalités sociales, et le rôle de l’école dans leur aggravation, le rapport a été résumé par beaucoup à l’inefficacité des politiques d’éducation prioritaire. Un raccourci qui pourrait bien être ravageur dans le contexte de la campagne présidentielle déjà entamée. Nous avons donc voulu faire un point plus complet sur les constats et les préconisations dudit rapport avec la présidente du CNESCO, Nathalie Mons.
France Stratégie, le Commissariat général à la stratégie et à la prospective, organisait le 13 juin un débat sur les priorités éducatives pour la période 2017-2027. L’occasion d’un tour d’horizon des grandes questions que pose la nécessaire transformation du système éducatif en France.
Principal-adjoint et photographe, Max Tchung-Ming conjugue les deux avec un regard singulier. « C’est pas marqué sur mon front » que je suis ainsi, semble-t-il nous écrire, sur un front noir pour souligner à l’encre blanche que les préjugés voilent encore nos idées. Rencontre avec un artiste pour qui la mixité dans l’éducation reste à construire.
La réforme du collège entend « mieux lutter » contre les inégalités, en s’intéressant aux pratiques en classe mais l’efficacité des mesures est fréquemment remise en cause par ceux qui ne veulent pas de cette réforme. Prise de position et visite guidée des EPI sous l’angle de la lutte contre les inégalités.
« Quelles seraient les trois mesures les plus urgentes à prendre pour améliorer notre système scolaire afin de lutter contre les inégalités ? » C’est la question qui a été posée à Philippe Watrelot, président du CRAP-Cahiers pédagogiques, pour AlterEcoPlus, la publication numérique d’Alternatives économiques. Les membres de l’association se sont exprimés sur le sujet. L’article signé Philippe Watrelot a été publié sur AlterEcoPlus Mais voici la réflexion collective qui a mené à ce texte.
Comment redonner le gout de l’école à ceux qui la rejettent, s’y sentent mal et qui en retour la perturbent ? Les dispositifs relais les accueillent pour un temps de reconstruction, de réconciliation avec le savoir et parfois avec eux-mêmes. Monique Argoualc’h témoigne sur la halte de ces parcours tourmentés où le regard de l’enseignant, de l’autre, peut être source d’un nouveau départ.
Thierry Pech, directeur général de Terra Nova, et Maya Akkari, coordonnatrice du pôle éducation de la fondation, lançaient ce jeudi 6 mars les travaux d’un groupe autour de l’école commune, considérée comme une manière efficace de lutter contre les inégalités de l’école française, relevée dans les études internationales comme dans les études nationales de la DEPP. Plaidoyer pour une école unifiée.
Mêler apprentissage de connaissances scientifiques et spectacle théâtral, découverte de l’univers de la physique et du monde de l’art : en Zep, ça carbure !