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Recension parue dans le N° 412 de mars 2003

(Se) construire un vocabulaire en langues

GFEN, coordination : Maria-Alicia Médioni. Lyon, Chronique sociale.

6 mars 2003

Le secteur langues du Groupe français pour l’éducation nouvelle nous propose là un ouvrage de qualité sur un sujet majeur de l’enseignement des langues vivantes : l’apprentissage du vocabulaire.
Une première partie nous livre d’intéressantes pistes de réflexion. Éveline Charmeux situe « la place du vocabulaire dans la maîtrise de la langue ». Et Nadine Sahloul aborde la question très controversée de l’introduction de la langue maternelle dans le cours de langue. Elle plaide fortement pour la présence du français comme point d’appui, référence pour comparaisons, outil indispensable dans des activités de recherche et moyen de mise en confiance des élèves. Ce qui n’empêche pas bien sûr les moments de travail en langue étrangère exclusivement.
Dans la seconde partie, une enquête nous est présentée qui montre le décalage existant entre la volonté déclarée des enseignants de pratiquer une pédagogie active, impliquante, fondée sur le contexte de communication, et la réalité souvent pauvre des pratiques de classe.
Mais le but du livre est surtout de donner de nombreux exemples de séquences d’apprentissage de langues (espagnol, anglais, etc.), de l’école primaire à l’université, autour de trois grands axes : comprendre, produire, mémoriser. On retrouve les grands principes du GFEN : construction de savoirs à plusieurs, incitation à élaborer des stratégies personnelles d’appropriation (durable), utilisation des ressources de l’imagination pédagogique. Cette importante partie du livre est à concevoir comme une boîte à outils qui peut servir pour n’importe quelle langue (y compris sans doute pour l’apprentissage du vocabulaire dans la langue maternelle).

Jean-Michel Zakhartchouk