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Revue de presse du dimanche 19 septembre 2021

L’école revient dans le débats politique avec le salaire des enseignants

Michel Barnier : « Faisons de l’éducation la grande cause nationale du prochain quinquennat »

“L’ancien ministre, candidat à la primaire de la droite, estime, dans une tribune au « Monde », qu’il est urgent de réparer l’école face aux résultats inquiétants qu’enregistrent les élèves français dans les classements internationaux.”

Pour la campagne présidentielle, on aimerait bien aux Cahiers pédagogiques, que l’Ecole soit au coeur des débats, mais pas les vieux marronniers comme celui de l’uniforme ou de l’orthographe qui cachent soigneusement d’autres soucis de fond. Alors, quand Anne Hidalgo propose de multiplier par deux le salaire des enseignants, on suit.

Election présidentielle 2022 : Anne Hidalgo propose de « multiplier par deux au moins » le salaire de « toutes les personnes au contact avec les élèves »

La maire de Paris, qui doit officialiser sa candidature à la présidentielle dimanche, pense que cet objectif est réalisable sur un quinquennat. C’est « le prix à payer pour transformer l’école et réduire le nombre de décrocheurs », avance-t-elle au Monde.

Blanquer répond à Hidalgo sur le salaire des enseignants : «On est au sommet de la démagogie !»

“Une proposition qui a fait bondir Jean-Michel Blanquer. Dans Le Parisien, le ministre de l’Éducation nationale a vivement attaqué cette idée. «On est au sommet de la démagogie ! Même Jean-Luc Mélenchon l’a qualifié ainsi. C’est dire», a-t-il taclé. D’après lui, si cette mesure était mise en place, elle aurait «un coût cumulé de 150 milliards à la fin du quinquennat». «L’élection présidentielle ne peut pas être une Foire du Trône de la démagogie», attaque-t-il ensuite.”

Comment augmenter le salaire des enseignants ? se demande-t-on dans La Croix.

“La revalorisation salariale des professeurs s’est invitée dans le débat avec la proposition d’Anne Hidalgo, candidate PS à la présidentielle, qui souhaite doubler leur rémunération en cinq ans. La relative faiblesse de leurs émoluments est souvent présentée comme l’un des facteurs expliquant le manque d’attractivité du métier.”

Augmenter les salaires des enseignants, une mesure extrêmement coûteuse mais nécessaire ? se demande Audrey Fisné-Koch dans un article économique.

“Depuis 40 ans, les enseignants français ont vu leur salaire relatif diminuer. Malgré plusieurs mesures de revalorisation, les effets de baisse (gel du point d’indice, hausse des cotisations sociales…) ont été plus importants. Une augmentation de leur rémunération permettrait d’améliorer l’attractivité de la profession et la qualité de l’enseignement.”

Le dessin de Fabien Crégut

Salaire des enseignants : pourquoi on ne peut pas comparer avec l’Allemagne

“Pour Bernard Toulemonde, ancien recteur et directeur, comparer les salaires entre les enseignants français et allemands sans comparer aussi les obligations de service fausse tout.”

Je vous invite à lire, dans un article complet de LIbération par Maëlane Loaëc et Jeanne Casez, ces Témoignages d’enseignants qui détaillent leur rémunération et regrettent la maigre considération de leurs qualifications, pas seulement au niveau pécuniaire.

Enseignants sur leurs salaires : «La vraie question, c’est que fait-on de l’éducation ?»

L’OCDE dans une enquête, “confirme que l’Hexagone dépense moins que les autres pays pour ses écoles et, surtout, pour ses enseignants” souligne l’Humanité.

Éducation. La France sous-investit dans son école

si on regarde la dépense par élève, notre pays est de ceux qui dépensent le moins pour chaque enfant : 11 201 dollars par élève. Seul le Japon (10 185 dollars) fait moins bien ; les États-Unis (14 009 dollars) ou ­l’Allemagne (12 791 dollars) sont au-dessus. Et cette dépense stagne : + 0,5 % par an entre 2012 et 2018, contre + 1,6 % en moyenne dans l’OCDE.”

On pourrait même dire que “La France a des professeurs low cost” avec son 22e rang sur 33 systèmes éducatifs étudiés.

#anti2010  #BienvenueAux2010

Vous avez eu vent de cette campagne de harcèlement, dénoncée par Jean-Michel Blanquer ?

“Selon Yasmina Buono, fondatrice de Net respect, association qui œuvre pour la protection des jeunes en ligne, tout est parti, d’une querelle sur le jeu Fortnite. « Il semble que certains codes du jeu n’aient pas été respectés par certains jeunes nés en 2010, et que leur comportement aurait agacé les plus grands, qui ont voulu leur donner une leçon. »

 Le phénomène a connu un rebond début août quand une jeune influenceuse, Pink Lily, a sorti une chanson sur YouTube où elle déclare, avec une amie, qu’elles sont les « Queens de 2010 ». Le clip, très coloré, a cristallisé les tensions vis-à-vis des enfants nés en 2010. « Les jeunes, quand ils qualifient les 2010, disent que ceux-ci veulent jouer aux ‘grands’, alors qu’ils n’ont que neuf ou dix ans, et ça les agace fortement », explique Yasmine Buono à France Inter.”

Le 17 septembre, TikTok et Instagram suppriment le #anti2010 à l’origine du harcèlement de certains élèves de sixième.

“Les vidéos insultant ou menaçant des élèves de sixième ne sont plus mises en avant, bien qu’elles restent pour l’heure visibles grâce à une recherche spécifique. Le phénomène prenait de l’ampleur depuis quelques jours et le ministre de l’Éducation a demandé aux principaux des collèges de renforcer leur vigilance”.

Le Monde analyse : L’appel #Anti2010 à harceler les élèves de 6e « est typiquement un phénomène de rentrée scolaire »

“En trois jours, ce hashtag a fait réagir des parents d’élèves et même le ministre de l’éducation nationale. Pour Justine Atlan, de l’association de protection des mineurs e-Enfance, il ne faut surtout pas surestimer son impact.

Rappel Rappel : Mercredi, une alerte de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) ; jeudi, une vidéo et un courrier du ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, aux principaux de collèges, qu’il appelle à la « vigilance » ; vendredi, un bannissement du réseau social TikTok… En trois jours, le hashtag #Anti2010, un appel en ligne à dénigrer les enfants nés cette année-là –et qui entrent donc, pour la plupart, au collège –, s’est attiré de fermes réactions autant qu’une vaste couverture médiatique.”à harceler les élèves de 6e « est typiquement un phénomène de rentrée scolaire » (lemonde.fr)

“Selon une étude, 87 % des enfants de 12 ans ont un smartphone mais le vrai pic d’équipement s’effectue vers 10 ans (on passe de 8 % à 33 % entre 9 et 10 ans ; Étude Born Social, 2020).”

On peut imaginer que de nombreux enfants se voient équipés d’un smartphone pour entrer au collège afin de communiquer plus facilement avec leurs parents.

L’appel à la vigilance du ministre a eu pour effet d’inquiéter bien des parents dont l’enfant n’était pas concerné alors que souvent, ces harcèlements sont passés sous silence. Fallait-il minimiser ou donner de la visibilité ?  Le réseau social incriminé, TikTok, a rapidement réagi en supprimant les publications utilisant le #Anti2010. Dans les collèges, les adultes sont attentifs mais le phénomène a bien moins d’ampleur que sa couverture médiatique.

 Il peut être utile de rappeler que, pour aider les adolescents à devenir des acteurs conscients et responsables de leurs usages numériques, le CLEMI propose régulièrement des supports.

Ainsi, il propose une bande-dessinée, intitulée « Dans la tête de Juliette, plongée dans le tourbillon numérique ». Elle nous immerge dans le tourbillon de la vie d’une adolescente connectée et interroge avec finesse et pédagogie le rapport des plus jeunes aux écrans, en particulier avec leur smartphone. 

Et, pour éviter de rejeter en bloc les réseaux sociaux, chercher à comprendre ce qu’ils apportent aux adolescents.Pour les jeunes, les réseaux sociaux sont une vraie source d’informations sur la sexualité. Et permettent d’aborder sans tabous des thèmes ignorés dans les séances d’éducation sexuelle classiques.” nous explique France Info.

“Les établissements scolaires n’organisent pas assez de séances d’éducation sexuelle et elles sont souvent trop formelles. Et puis souvent, les adolescents ne se sentent pas à l’aise pour discuter librement de sexualité avec leurs parents ou avec leurs amis. 

L’émergence des mouvements  #MeToo et #Balancetonporc a changé la manière d’aborder la sexualité. Yaëlle Amsellem-Mainguy, co-autrice du livre Les Jeunes, la sexualité et internet et chargée de recherche à l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (Injep), constate que les internautes parlent de consentements, de pansexualité, du plaisir féminin. « Depuis une dizaine d’années, le clitoris investit les vidéos des youtubeurs et youtubeuses, autour du plaisir féminin, du désir féminin. En introduisant la question du clitoris, on vient aussi remettre en question des schémas normatifs hétérosexuels, hétérosexistes dans la société. Depuis #MeToo, on voit vraiment combien les femmes et les jeunes femmes ont pris de la place et sont devenues visibles ».”

Les réseaux sociaux, nouveaux profs d’éducation sexuelle des adolescents?

Vous avez dit, Mixité ?

Dans un article réservé aux abonnés, Claire Legros fait un bref historique de la mixité à l’école qui fut plus le résultat de considérations pratiques et économiques que d’une volonté politique. On y apprend que :Le mot lui-même apparaît tardivement, en 1956, dans la revue Les Cahiers pédagogiques. Il désigne d’abord exclusivement la mixité de sexe, avant de se généraliser, à partir des années 1990, à d’autres formes de mixité, sociale ou culturelle.”

“Dès l’origine, l’instruction commune des garçons et des filles ne fait pas partie de l’idéal révolutionnaire de 1789, malgré les appels de Condorcet à la « réunion des deux sexes » sur les bancs de l’école. 

 « Si la mixité s’est imposée au fil du temps, c’est avant tout pour des raisons pratiques et économiques », résume l’historienne Geneviève Pezeu, autrice d’une histoire de la mixité (Des filles chez les garçons, Vendémiaire, 2020).” dans un article intitulé :

La mixité filles-garçons à l’école, une révolution inachevée

Par exemple, quand une femme noire devient proviseure d’un lycée parisien, on en fait un article, parce que, la mixité, c’est bien, mais à ce niveau, c’est rare.Dans les faits,  l’égalité est loin d’être acquise et les réflexes racistes tenaces.

“Devant l’école, on la prend pour la nounou, si elle se tient debout devant la loge du lycée, on la prend pour la dame de service ou pour une surveillante, si elle accompagne des élèves en sortie scolaire… raconte Chantal Lorho pour RFI.

Toute sa vie, Mahi Traoré a refusé d’être assignée à sa couleur de peau et à ses origines maliennes. À 48 ans, première femme noire africaine à devenir proviseure d’un lycée parisien, elle continue à composer avec la condescendance vis-à-vis des citoyens français issus de la diversité. Qu’en est-il des chefs d’établissements issus de l’immigration maghrébine à l’Éducation nationale ?  L’École républicaine peut-elle promouvoir l’ascenseur social pour ses élèves avec si peu de diversité à sa tête ? » 

Femme, noire et proviseure de lycée: quelle diversité des cadres à l’Éducation nationale en France? – 7 milliards de voisins (rfi.fr)

Tant qu’on parle des filles, n’oublions pas les afghanes qui sont carrément privées d’école. En 2021. Dans un monde connecté, mondialisé.

“Une rentrée 100% masculine en Afghanistan : seuls les collégiens et lycéens ont été autorisés à reprendre le chemin de l’école dans le pays, samedi 18 septembre. Dix jours après la réouverture des universités privées du pays, le ministère de l’Education afghan a annoncé vendredi que « tous les professeurs hommes et les élèves » du secondaire allaient retrouver leur établissement, sans faire aucune mention des enseignantes ou des collégiennes et lycéennes.”

Afghanistan : les filles privées de rentrée dans les collèges et les lycées (francetvinfo.fr)

Egalité ?

A propos d’inégalités, on peut évoquer le nouveau BAC  : “Comment assurer l’égalité entre les candidats ? Qui aura le dernier mot sur les notes, sur la moyenne ? Les profs ou le chef d’établissement ?”

 Pas si simple de mettre en œuvre le contrôle continu

« La question des inégalités à l’École est un angle mort du débat public » (Je suis un pédagogiste)

En revendiquant cette étiquette de pédagogiste qu’on lui a attribuée, Watrelot en profite pour rouvrir le débat sur l’école, évoquer ses difficultés, son manque de budget et la dévalorisation criante du métier. À l’heure de la présidentielle, l’éducation doit être au centre des discussions avec des propositions fortes. Inutile de dire que Diacritik ne pouvait qu’aller à la rencontre de Philippe Watrelot pour échanger avec lui de cette école du futur.”

“Le titre du colloque qui m’avait incité à m’inscrire au CRAP-Cahiers pédagogiques était « une idée positive de l’École ». C’est peut-être cet « optimisme de l’action » qui caractérise d’abord le pédagogisme. Face au cynisme ambiant ce n’est déjà pas si mal ! Mais cela n’empêche pas le « pessimisme de la raison » et la prise en compte des conditions de l’émancipation. Un pédagogiste est aussi un indigné qui ne se résigne pas au maintien des inégalités et agit aussi bien dans sa classe qu’au sein du système.”

Post-Bac

Les médias relaient la colère d’étudiants découvrant les inégalités résultant de la sélection dans l’enseignement  supérieur, notamment au niveau du Master.

Parcoursup est de plus en plus efficace mais des bacheliers restent sur le carreau ou mal orientés

“Ce jeudi, c’est la fin de la procédure Parcoursup pour cette année. Si la plateforme a été plus efficace en apparence, avec un plus grand nombre d’affectation, les organisations étudiantes déplorent que certains élèves n’ont pas accédé aux choix de formations qu’ils souhaitaient.”

Entre la galère de Parcoursup et les #EtudiantsSansMaster, des étudiants «dégoûtés»

“La phase complémentaire de Parcoursup prend fin ce 16 septembre, laissant sur le carreau de nombreux jeunes n’ayant pas été admis dans la formation désirée. Un problème qui se retrouve également en master.”

Sélection à l’université : «Si on ne modifie pas la loi, on ne va pas s’en sortir»

“Certains étudiants se retrouvant sans master déposent une requête contre le rejet de leur candidature. Depuis près de dix ans, l’avocat Florent Verdier s’occupe de ces cas, témoin privilégié de la mise en place de la sélection à l’université et de ses dérives.”

Sciences Po: la nouvelle procédure d’admission est-elle vraiment plus démocratique?

“INTERVIEW – Pour le sociologue Pierre Merle, la suppression du concours d’entrée à Sciences Po renforce les inégalités sociales. Avec des lettres de motivation faites le plus souvent par l’entourage, la nouvelle procédure d’admission est à la fois opaque et non pertinente.”

le point COVID de la semaine

“Le ministère de l’Education fait état de la fermeture de 3299 classes sur 527 200 en raison de cas de Covid-19, soit 0,63% du total. Les chiffres ont été arrêtés jeudi à 13 heures. 16 structures scolaires sont fermées sur 59 650, soit 0,027% du total. 15 écoles et 1 collège sont concernés, mais aucun lycée.”

Covid-19 : près de 3300 classes fermées sur l’ensemble du pays – Le Parisien

Rentrée scolaire 2021 : Pourquoi la vaccination dans les collèges et lycées ne prend pas ?

“Peu de parents ont demandé que leurs enfants participent à une opération de vaccination organisée par les établissements scolaires. Le ministère de l’Education a promis que chaque collège et lycée proposeront une offre de vaccination à partir de septembre. Mais pour l’heure, le premier syndicat des chefs d’établissement affirme que seulement « 2 % à 8 % » des élèves ont reçu une première dose dans l’enceinte des établissements scolaires. Certes beaucoup d’élèves sont déjà vaccinés, mais cela n’explique pas tout…”

“68,6 % des 12-17 ans ont reçu une dose de vaccin

Bruno Bobkiewicz, secrétaire général du principal syndicat des chefs d’établissement (SNPDEN), avance une autre explication : « Les familles ne reconnaissent pas la compétence de l’école dans le domaine médical. On l’a vu avec les tests antigéniques en décembre dernier, les autotests en mai et maintenant avec la vaccination. Les familles ont considéré que ce n’était pas notre rôle. Mais cela ne signifie pas pour autant qu’elles rejettent la vaccination ». Un avis partagé par Stéphane Crochet, secrétaire général du Se-Unsa : « Les parents ont généralement envie d’accompagner leurs enfants lors des gestes médicaux. »

Et les derniers chiffres de Santé publique France semblent leur donner raison car les taux de vaccinés chez les 12-17 ans progressent ces dernières semaines : au 14 septembre, 68,6 % d’entre eux avaient reçu une dose de vaccin et 56,4 % ont reçu deux doses. « Le fait que le protocole prévoit qu’en cas de contamination au collège ou au lycée, les élèves cas contacts non vaccinés doivent s’isoler une semaine, a mis un coup de pression aux familles », explique Sophie Vénétitay.”

Les cartables

Pour terminer cette petite revue de presse, je ne résiste pas à vous partager cette information qui, pour n’en être pas nouvelle, n’en reste pas moins amusante, avec ce joli mot d’enfant : « Jésus, il va pas faire mes devoirs à ma place, mais si jamais il peut m’aider un peu, j’aimerais bien.»

“Plusieurs dizaines de paroisses catholiques organisent en septembre la bénédiction des cartables des élèves. Avec l’espérance de meilleures notes ou d’un regain de courage pour affronter la classe masquée. Reportage à l’église de Pavillons-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).”

«Seigneur, bénis ces cartables !» : à l’église, le rituel de la rentrée en plein renouveau – Le Parisien

Au delà du sourire, tendre ou ironique, provoqué par cette pratique, c’est un glissement de notre société qui se joue dans ce rituel, montrant toute l’importance de l’école, dans la vie d’un enfant, mais également la place de la religion, d’un rituel initiatique dans lequel ces enfants vont puiser de la force pour surmonter les difficultés qu’ils traversent. D’autres enfants auront la chance de faire l’école dehors et c’est un sujet de dossier des Cahiers pédagogiques que vous pouvez écouter sur Radio J avant de le lire dans la revue.

Catherine Rossignol avec la récolte de Bernard Desclaux

Sur la librairie des Cahiers pédagogiques

N°570 – Apprendre dehors

Coordonné par Aurélie Zwang et Jean-Michel Zakhartchouk – Juin 2021

Après les confinements successifs, l’intérêt pour les pratiques d’éducation en plein air est grandissant. Inscrites dans l’histoire de la pédagogie, elles sont non seulement mises en œuvre à l’école, de façon régulière ou lors de sorties de terrain plus ponctuelles, mais aussi dans le périscolaire. Il s’agit dans ce dossier d’interroger ce qui s’apprend de spécifique dehors.