« Pour certains psychologues cognitifs, il existe des individus plutôt intolérants à l’erreur et d’autres plutôt intolérants à l’incertitude. Il semble bien que les seconds dominent aujourd’hui la sphère médiatique, puisqu’on a commenté PISA avant même de connaitre les résultats, y compris notre ministre qui aurait dû montrer l’exemple de la patience en l’occurrence.
Car en fait, il n’y a pas de scoop bouleversant, il n’y a pas de « coup de tonnerre » (dans un ciel pas spécialement serein) : l’école française continue à être médiocre, même si les meilleurs élèves deviennent un peu meilleurs et du coup permettent une élévation du niveau moyen (un retour à celui de l’an 2000 en gros), mais surtout à être, de plus en plus, un système très inégalitaire et peu « accompagnant » pour les plus fragiles. En ces temps de pessimisme généralisé, on peut à la fois se réjouir que les choses n’aillent pas plus mal en moyenne et réclamer une nouvelle fois qu’au lieu de faire croire qu’on s’occupe trop des « mauvais » au détriment des « bons » on se rende compte qu’il n’y a pas contradiction entre la recherche d’une école « plus juste » et celle d’une école « plus efficace ».
La suite du billet est à lire sur le blog de Jean-Michel Zakhartchouk.