Après diverses mises au point sur la légitimité du débat et sur le manque de clarté du traitement réservé aux synthèses ou aux propositions émises, il est procédé à une rapide présentation de la commission nationale et de Claude Thélot dont l’indépendance est réaffirmée.
Nos discussions à propos des questions 1, 8 et 9 : Quelles sont les valeurs de l’école républicaine et comment faire en sorte que la société les reconnaisse ? Comment motiver et faire travailler efficacement les élèves ? Quelles doivent être les fonctions et les modalités de l’évaluation des élèves, de la notation et des examens ? nous ont permis d’affirmer trois priorités pour l’école :
– 1. La formation de l’esprit critique qui permet de résister aux atteintes aux principes de la République (liberté, égalité, fraternité et laïcité incluant une mise en œuvre de la tolérance, du respect et de la mixité) est la première mission de l’école, ce qui suppose la transmission des savoirs et de la culture.
– 2. La motivation de l’élève passe par la prise en compte d’un suivi individualisé, de parcours professionnels et généraux adaptés aux choix et aux besoins de chacun, de programmes nationaux en phase avec le monde et d’un encadrement pluriel, qualifié et renforcé.
– 3. L’évaluation doit prendre en compte la progression et les réussites des élèves et les amener à l’obtention d’un diplôme national de niveau baccalauréat au minimum avec toutes les garanties d’un examen anonyme.
Les parents, les élèves et les personnels réunis ont regretté le peu de temps dont ils ont disposé pour discuter de questions fondamentales, nombreuses. Dans ces conditions, il est difficile de s’accorder sur l’essentiel et plus difficile encore d’approfondir les divergences qui sont apparues comme fondées la plupart du temps.
D’un point de vue démocratique, nous déplorons le flou des consignes autour des mots-clés : pourquoi inciter à transmettre un discours aussi appauvri sur une réalité aussi complexe ?
Enfin, il est nécessaire de souligner que de nombreux participants ont apprécié que leur soit donnée cette occasion unique de débattre sur l’avenir de l’école républicaine mais aussi de sa déclinaison locale, ici un lycée de taille moyenne dans une grande ville marquée par sa croissance démographique rapide et son urbanisme hérité des urgences ressenties dans les années mille neuf cent soixante.

Richard Etienne