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Revue de presse du mardi 6 octobre 2020

Personnels - Supérieur - En bref

Au lendemain de la journée des enseignants, les médias parlent des personnels, des leaders en temps de crise d’après le thème de l’UNICEF, crise certes, mais surtout financière selon Eurydice. Comme la crise est aussi sanitaire, mais principalement à l’université d’après le ministre, les clusters impliquent la réorganisation des enseignements. Enfin, un beau portrait de réussite et d’autres brèves.


Les personnels

Vousnousils met les enseignants à l’honneur : « "Enseignants : leaders en temps de crise et façonneurs d’avenir" : c’est le thème de l’édition 2020 de la Journée mondiale des enseignants, organisée ce 5 octobre par l’UNICEF, l’Organisation internationale du Travail et l’Internationale de l’éducation.
« Les enseignants ont continué d’assurer l’éducation de leurs élèves »
Depuis 1994, la Journée mondiale des enseignants est célébrée chaque 5 octobre, date de la signature de la Recommandation OIT/UNESCO de 1966, concernant la condition du personnel enseignant. Cette année, le thème de la Journée est « « Enseignants : leaders en temps de crise et façonneurs d’avenir ». Un sujet d’actualité vu l’implication des professeurs cette année pour maintenir la continuité pédagogique pendant la crise sanitaire.
 »

Le Monde publie une tribune de Marie Gaussel, Chargée d’étude et de recherche au service veille & analyses de l’Institut français de l’éducation. « Les enseignants peuvent partager des « croyances » ou « certitudes » professionnelles que leur formation initiale, en train d’évoluer, ne peut ignorer, rappelle Marie Gaussel, chargée d’étude et de recherche à l’Institut français de l’éducation. »

Capital profite de cette journée pour parler d’Eurydice « le réseau européen d’information sur l’éducation, vient de publier son rapport annuel sur le salaire des enseignants sur l’année scolaire 2018-2019. Et une fois encore, de grosses disparités sont observées au niveau européen. Si elles s’expliquent en grande partie par des différences de niveau de vie, elles persistent dans certains pays avec un niveau de vie comparable. » [...]
[L]« es professeurs français qui touchent en moyenne 2,5 fois moins que leurs homologues luxembourgeois. En France, un enseignant débutant touche entre 26.329 euros et 27.709 euros bruts par an qu’il enseigne dans le primaire ou le secondaire. En fin de carrière, ils peuvent atteindre entre 46.338 et 47.855 euros bruts par an. Bien loin des salaires touchés par les profs luxembourgeois. À titre de comparaison, nos voisins espagnols rémunèrent aussi bien mieux leurs professeurs, avec un salaire minimum en début de carrière pour un enseignant du primaire de 34.554 euros bruts par an. »
BFMTV complète : « ces différences portent non seulement sur les salaires de départ des enseignants, mais aussi sur les augmentations salariales tout au long de leur carrière professionnelle. »

Ouest-France s’étonne qu’à Caen, les états généraux du numérique se déroulent « sans les syndicats »
« Les « États généraux du numérique », initiés par le ministère de l’Éducation se déroulent, pour l’académie de Normandie, le 5 octobre au conservatoire du Havre et mardi 6 octobre, à l’Atelier Canopé à Caen. « On est loin d’une logique participative et consultative, dénonce le syndicat d’enseignants FSU (Fédération syndicale unitaire). L’institution n’a pas jugé bon d’inviter les organisations syndicales représentatives, qui auraient eu des analyses à partager sur ce sujet comme sur tant d’autres. » »

Sur FranceInter, un beau portrait, celui de « Toufik Khanifi : CPE sur tous les fronts, à Aubervilliers. Portrait en longueur et en action d’un homme essentiel à la bonne marche d’un établissement scolaire. Toufik Khanifi est CPE : conseiller principal d’éducation. Il exerce dans un collège de Seine-Saint-Denis. Claire Chaudière l’a suivi. »


Supérieur

Le Parisien rappelle la situation en Ile-de-France « Suite aux nombreuses images d’amphis bondés de la rentrée et aux nombreux clusters recensés dans les Campus dans toute la France, le gouvernement a annoncé de nouvelles mesures pour essayer d’enrayer l’évolution croissante de l’épidémie de Covid-19.
Au 5 octobre, 203 clusters étaient actifs à Paris et en IDF, 40% concernent des établissements d’enseignement (collèges, lycées, universités, grandes écoles...)
Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal avait déclaré avoir été « choqué » par les images d’amphis bondés des facs. De son côté la Maire de Paris, Anne Hidalgo a aussi fait part de son étonnement en voyant que les capacités d’accueil des universités n’avaient pas été adaptées suite à l’afflux massif de nouveaux bacheliers. Elle a même déploré une situation « catastrophique » dans les facs.
 »

France3 présente la situation à Toulouse. « les amphis des universités de Toulouse ne pourront être remplis qu’à 50% de leur capacité au maximum. A compter du 6 octobre, les universités de Toulouse, placé en zone d’alerte renforcée pour l’épidémie de Covid-19, devront instaurer une jauge pour tous les espaces d’accueil à 50 % au plus de leur capacité nominale. La mesure doit permettre de limiter la progression du virus. »

Hé oui, car, au 4 vérités de France2 ce matin, le ministre a déclaré qu’« On constate des choses très différentes à l’université et au lycée. Le plus important, c’est ce qui se passe en dehors de l’établissement, et il se trouve que la vie étudiante a été plus contaminante. »

De ce fait, Ouest-France explique que les universités sont « forcées de renforcer l’enseignement à distance. Les établissements d’enseignement supérieur des zones classées en alerte renforcée et en alerte maximale doivent limiter la jauge des salles à 50 %, dès ce mardi 6 octobre. Un casse-tête. »

LCI se demande comment s’organiser dans ces conditions : « L’hypothèse la plus probable serait de proposer aux étudiants une présence alternée à l’université. Une semaine en présentiel et une semaine à distance, ou bien, un jour à l’université et un jour au domicile. Les universités Paris 1, Pathéon-Sorbonne, et Paris 3, Sorbonne-Nouvelle, ont déjà mis en place ce système de présence alternée, avec deux groupes par classe scindés par ordre alphabétique. D’autres universités comptent utiliser le numéro des étudiants pour former deux groupes en fonction des nombres pairs et impairs.  »

Jean-Francis Pécresse dans les Échos dans son édito « Nous n’avons pas préparé l’université à ce nouveau modèle, mi présentiel, mi-distanciel. C’est pourtant essentiel car tout l’enseignement ne peut se faire à distance. » (réservé abonnés)


En bref

Le Monde continue sa série "Territoires vivants" avec l’histoire de « Cheik Sidibé, étudiant en histoire de 18 ans, raconte les rencontres et soutiens à l’école qui lui ont permis de sortir par le haut de sa scolarité accidentée. »

WeDemain revient sur le « forum éducation : le numérique éducatif va-t-il changer l’école ? Introduire le numérique dans la salle de classe, opportunité ou fausse bonne idée ? Le Forum spécial éducation, co-organisé par We Demain et Franceinfo, a rassemblé le 24 septembre des acteurs de terrain pour imaginer le futur de l’éducation. »

Libé raconte le quotidien d’« Une association du XIIe arrondissement [qui] accompagne des mineurs isolés pour qu’ils puissent être scolarisés. »,

Emilie Kochert


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Sur la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 563 : Actualité de la métacognition
septembre-octobre 2020
Dossier coordonné par Marc Romainville t Jacques Crinon
À quelles conditions la connaissance de sa propre pensée peut-elle aider à mieux apprendre ? Quelle place pour les émotions, la confiance en soi, les stéréotypes ? Le point sur les nouvelles approches métacognitives.

N° 562 :Profs, exécutants ou concepteurs
Dossier coordonné par SABINE COSTE ET NICOLE PRIOU
n° 562 juin 2020
Comment les enseignants, individuellement et collectivement, interprètent-ils des textes officiels apparemment intrusifs de manière à stimuler leur créativité ? Comment s’approprient-ils des situations matérielles, organisationnelles, sociales fortement contraignantes ?

Construire ensemble l’école d’après
Sylvain Connac - Jean-Charles Léon - Jean-Michel Zakhartchouk
Edtions ESF - Prix 18,00 €
L’école « d’après », un vain slogan, un conte de fées pour ceux qui penseraient que, aux lendemains de la crise sanitaire, une autre école va naître, plus juste, plus en prises avec le monde ? Ce livre, coordonné par des pédagogues engagés, et fruit d’un travail collectif avec le réseau du CRAP-Cahiers pédagogiques, contient de nombreuses propositions pour passer du slogan à la mise en œuvre : comment utiliser à bon escient les outils du numérique, comment modifier programmes et pratiques pour penser le monde actuel (parcours santé, esprit critique…), comment intégrer le respect de l’environnement dans le quotidien de l’école, comment prendre mieux en compte les familles, comment au quotidien, lutter contre les inégalités.