Pour être bon en histoire, suffit-il « d’apprendre ses leçons », quitte à en oublier rapidement la plus grande partie ? Dans ce dossier, nous voulons plutôt prendre au sérieux la vocation de la discipline à former à la citoyenneté, à l’esprit critique, à « l’intelligence active »… Comment les enseignants de tous les niveaux s’y prennent-ils pour amener leurs élèves à « penser l’Histoire » ?
Il est question dans ce dossier de contenus : par exemple les préoccupations très anciennes et très contemporaines à la fois autour des migrations ou des religions, ou les efforts de renouvellement des programmes pour prendre en compte des nouveautés historiographiques comme la World History. Il est surtout question des compétences du socle commun, celles qui sont déjà au centre de l’enseignement de la discipline en Belgique ou au Québec, et qui sont le plus souvent implicites dans les cours ordinaires en France. Beaucoup d’articles abordent en particulier la question de l’appréhension par les élèves de la complexité du temps historique, ouvrent des pistes, proposent des mises en activité pour travailler explicitement l’apprentissage des durées, des périodisations, des ruptures et des continuités.
Un dossier qui propose de nombreux récits de pratique et des réflexions pour aider les élèves à mieux apprendre l’Histoire, pour mieux se situer dans le temps du XXIème siècle.