Dès l’adoption de la loi de refondation, le Conseil Supérieur des Programmes se mettra au travail pour redéfinir les contenus de formation de la scolarité commune : compétences du socle commun et programmes scolaires, les seconds étant conçus, nous l’espérons, au service de l’acquisition des premières.
La tâche est complexe. Mais elle ne constitue qu’une partie du problème. Car, en fait, si la refondation se fixe comme objectif l’amélioration de la réussite scolaire des plus faibles, ce sont l’organisation des apprentissages et l’organisation du travail des personnels qui devront bouger aussi : continuité entre école et collège, centration sur les apprentissages réels, place du travail personnel des élèves dans le temps scolaire, évaluation et certification de la maîtrise des compétences, travail collectif de tous les personnels concernés.

La refondation se jouera au final dans les classes, pas dans les bureaux de la rue de Grenelle. Associer les personnels à la définition des contenus et leur donner du pouvoir d’agir, voilà la méthode que Vincent Peillon doit maintenant privilégier.

Claire Krepper, secrétaire nationale du SE-UNSA