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Revue de presse du dimanche 14 mars 2021

Dans cette revue de presse, il sera beaucoup question d’aspects peu réjouissants pour notre système éducatif, bien éprouvé par la pandémie et quelques contrecoups. Il sera ainsi de question des inégalités hommes-femmes, de l’école à l’ère de la pandémie, de l’enseignement supérieur lui aussi aux prises avec le COVID, de prévention du harcèlement et des violences en milieu scolaire ainsi que de la très lassante polémique autour de l’islamophobie, de l’islamo-gauchisme et de ses conséquences pour les libertés académiques. Je conclurai tout de même avec des informations diverses un peu plus réjouissantes.

Inégalités hommes-femmes

En cette semaine du 8 mars, la question des inégalités hommes-femmes et ce que fait l’école pour les résorber est un thème abordé sous plusieurs angles.
Ainsi, l’excellent podcast 7 milliards de voisins de RFI aborde la question délicate et brûlante de l’impact du Covid sur l’éducation et scolarisation des jeunes filles : « Plus de 11 millions de filles dans le monde sont menacées de ne pas retourner à l’école après la crise de la Covid-19 (Unesco), elles manquent à l’appel essentiellement en Afrique.
Déscolarisées, certaines ont été contraintes au mariage ou ont été victimes d’abus sexuels. La pandémie va-t-elle anéantir des années d’effort vers l’égalité filles garçons ? Quels choix politiques pour protéger la scolarité des filles ?
 »
Le Monde aborde la question du contrôle social des jeunes filles en milieu rural, un entretien là aussi très intéressant mais hélas réservé aux abonnés :« Des Deux-Sèvres, en passant par les Ardennes désindustrialisées et les touristiques presqu’île de Crozon (Finistère) et massif de la Chartreuse, Yaëlle Amsellem-Mainguy, sociologue à l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire, a étudié les trajectoires des « filles du coin », dans l’ouvrage du même nom à paraître le 18 mars (Presses de Sciences Po, 264 p., 23 €). Celles qui, souvent de catégorie populaire, voient leur destin scolaire et professionnel largement déterminé par la géographie, et qui jouent la carte de la débrouille, loin des grandes villes. Celles, encore, qui doivent composer avec la polarisation genrée des rôles sociaux et des emplois disponibles dans leur territoire. » Les loisirs y sont plus limités pour elles que pour les garçons, et la question de la réputation, déjà assez genrée, est encore plus contraignante en milieu rural où le relatif anonymat n’est guère possible.
L’Etudiant pointe des obstacles persistant sur le chemin de l’égalité hommes-femmes dans l’enseignement supérieur. Ils sont très classiques, et on retrouve la maternité au premier rang de ces écueils : « Les trajectoires de carrières dans l’enseignement supérieur sont toujours défavorables aux femmes par rapport aux hommes. Il existe en effet plusieurs points de blocage, dont la maternité, qui favorisent le décrochage des femmes dans leurs parcours. Décryptage. »
Enfin, le gouvernement propose son édition 2021 des données statistiques sur les différences de parcours entre filles et garçons, de l’école à l’enseignement supérieur. Il y a encore du boulot.


Lutte contre le harcèlement et les violences en milieu scolaire

A la suite de la mort tragique d’une jeune fille, victime de harcèlement et retrouvée noyée dans la Seine à Argenteuil après avoir été frappée par deux camarades, Marlène Schiappa annonce la création d’un comité des parents contre le harcèlement, rapporte franceinfo :« Marlène Schiappa annonce dimanche 14 mars sur franceinfo la création d’"un comité" pour "mieux outiller les parents" contre le harcèlement scolaire. Invitée du 8.30 franceinfo, la ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, chargée de la Citoyenneté, estime que "face à la question du harcèlement", les parents "n’ont pas encore été assez partie prenante". "Je crois qu’aucun parent n’imagine que son propre enfant est en train de participer à un phénomène de harcèlement ou de cyberharcèlement". »
Dans le même esprit, France 3 relaie la proposition d’un chef d’établissement de Seine-Saint-Denis d’inscrire dans les programmes l’éducation aux réseaux sociaux : « La mort d’Alisha, une adolescente de 14 ans, frappée puis noyée par deux de ses camarades de classe à Argenteuil ce lundi a ravivé de nombreuses problématiques liées au harcèlement subit par certains adolescents sur les réseaux sociaux. Radouane M’Hamdi, chef d’établissement d’un lycée à Livry-Gargan en Seine-Saint-Denis, pose un diagnostic "alarmant" qui relève des "problèmes de harcèlement scolaire de plus en plus nombreux et complexes".
Face à cette constatation, il propose en tant que secrétaire départemental du Syndicat National des Personnels de Direction de l’Education Nationale d’inscrire dans les programmes scolaires l’éducation aux réseaux sociaux.
"Il faut sensibiliser les élèves à ces problématiques graves, afin qu’ils puissent en prendre conscience et agir en conséquence lorsqu’ils y sont confrontés", a-t-il confié à France 3 Paris Ile-de-France . Pour se faire, il demande, entre autres, le passage à 30 heures de vie de classe par an contre 10 actuellement
. »
Signalons également une tribune d’élus sur le sujet du harcèlement dans l’Opinion.
Dans un autre registre, France Bleu évoque la mobilisation des parents d’élèves d’une petite école pour améliorer le climat scolaire très dégradé dans une classe. Il semblerait qu’il devienne nécessaire de bloquer une école pour obtenir des moyens décents pour s’occuper des élèves en difficulté :« Ils tirent la sonnette d’alarme depuis des mois et avaient prévenu, si rien n’est fait, ils bloqueraient l’école ce vendredi 12 mars. Parents et élus de Saint-Éloi-de-Fourques sont donc passés à l’acte. Toute la journée, ils se sont relayés devant l’établissement pour alerter sur la situation. "On veut que nos enfants retrouvent une scolarité tout à fait normale, parce que là, ils ont plus de trois mois de retard, les tables de multiplication ne sont pas encore faites, ni le présent, ni le futur" explique Sophie, la mère d’Emma, scolarisée dans la classe de CP-CE1. Les parents formulent plusieurs demandes : le dédoublement de la classe, la présence d’un maître G (enseignant spécialisé) et d’AESH (accompagnant des élèves en situation de handicap) pour aider les enfants qui causent des troubles. Selon les parents et le maire de la commune, il n’y a pas en effet un seul enfant à l’origine des violences et des incivilités mais "cinq ou six" avance la petite Emma, qui a été agressée par un camarade. »
Enfin, des élus et anciens élus du PS réclament dans une tribune des cours d’éducation sexuelle à l’école pour prévenir les agressions et autres comportements de ce type : « De #MeToo à #MeTooInceste en passant par #MeTooGay, la question du consentement demeure au cœur de l’actualité. Pourtant, rien ne semble être fait pour construire collectivement une approche commune du consentement, nécessaire à l’établissement d’une véritable culture renouvelée des relations affectives et sexuelles pour toutes et tous. La notion de consentement est pourtant une des conditions sine qua non à la prévention des violences sexuelles, mais aussi à la construction d’un vivre-ensemble autour de valeurs communes. »


Ecoles et COVID

La Croix tire un bilan intéressant de la continuité pédagogique pendant le premier confinement et d’un an de pandémie :« Depuis mars dernier, l’éducation nationale, souvent dépeinte en « mammouth », a su faire preuve d’agilité, même si la continuité pédagogique s’est appliquée diversement. Elle a surtout entrepris un réel effort de rattrapage en matière de numérique. »
France Info souligne également les efforts fournis par les enseignantes (semaine du 8 mars oblige) pendant le confinement : « Depuis le début de la pandémie de coronavirus Covid-19 il y a un an, elles ont souvent dû faire bien plus que leur métier, voire le réinventer. Émilie et Caroline, enseignante dans les Bouches-du-Rhône, cheffe d’établissement en Essonne, n’ont jamais hésité.
D’abord, pendant le premier confinement, à Marseille, lors duquel Émilie a dû gérer pour certains de ses élèves la fracture numérique, bien sûr, mais pas uniquement. "J’ai fait des exercices au téléphone, explique-t-elle, et des dictées aussi au téléphone. On s’est aussi occupé de livrer des paniers alimentaires à des familles qui n’avaient plus accès à l’aide alimentaire."
 »
Je vous recommande également de lire un excellent entretien avec Mélanie Héard paru sur le site des Cahiers pédagogiques. On y parle de la balance coûts/bénéfice de l’ouverture des écoles en temps de COVID et de la nécessité de sécuriser l’ouverture pour tous ( partie qu’oublie régulièrement M. Blanquer) : « Au départ, il y a une nette différence d’appréciation du risque encouru à l’école par les élèves et les enseignants. La note de Terra Nova, « Pour une autre stratégie de lutte contre le Covid à l’école », commence par cette phrase : « Les connaissances scientifiques accumulées depuis près d’un an ne laissent plus aucun doute : 1) les enfants sont des vecteurs de transmission de l’épidémie, et 2) l’école est impliquée dans sa diffusion. »
Or, le 2 mars dernier, sur France Inter, Jean-Michel Blanquer, se référant à une « étude du professeur Fontanet », réaffirmait : « Bien sûr qu’il y a des contaminations à l’école, mais pas plus qu’en dehors. Pour l’enseignement primaire, c’est même moins que dans le reste de la société. »
Mélanie Heard décrypte : « Il s’agit d’un édito, pas d’une étude, ce n’est pas la même chose. Ce papier d’Arnaud Fontanet dans le British Medical Journal explique que les enfants sont à risque à l’école dès lors que l’incidence est forte dans la population générale (ce que personne ne conteste en France aujourd’hui), et que le problème majeur est qu’ils vont transmettre le virus à leurs parents et grands-parents, et donc qu’il faut sécuriser les écoles. Il n’y a pas de controverse scientifique, il y a un consensus sur la réalité du risque à l’école. L’école ne protège pas du Covid ! »
Pour autant, la note publiée par Terra Nova n’a pas été écrite dans un objectif polémique, mais dans une approche constructive, pour appeler à mettre autour de la table « toutes les énergies disponibles et volontaires », explique Mélanie Heard.
 »
Et puisque je parlais de M. Blanquer, il nous offre ces jours-ci un festival de voeux pieux et de pensées magiques qui, à coup sûr, vont beaucoup nous aider à lutter contre le virus. Le dernier exemple en date ? Cette interview au Parisien où pêle mêle, il "espère" sans aucune espèce de supposition raisonnable que les épreuves terminales du bac pourront se tenir normalement (ou comment se préoccuper davantage du sort de sa réforme que de l’intérêt des élèves), il explique qu’on ne doit fermer les écoles seulement après avoir tout essayé (tout en n’essayant rien) en est une nouvelle (et lassante) illustration :
« Au moment où les chiffres épidémiques s’emballent et que la rumeur d’un nouveau confinement — total ou partiel — plane sur le pays, le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer entend tout faire pour préserver l’école et éviter le même scénario qu’au mois de mars 2020.
Inquiet face aux phénomènes de violences entre jeunes et de harcèlement, il livre pour notre journal ses premières pistes. Il affirme que « cette violence que l’on voit chez les plus jeunes serait pire si les écoles avaient été fermées ».
Quant à la prochaine présidentielle et les régionales de juin, il défend l’idée d’un front républicain pour contrer le RN, même si cela devait être au détriment d’Emmanuel Macron et de sa majorité. Enfin celui qui a renoncé à être la tête de liste d’En Marche en Ile-de-France pour le prochain scrutin, n’exclut pas d’être candidat lors des prochaines élections législatives en 2022.
 »
Toujours dans le Parisien, une piqûre de rappel à M. le ministre : si on maintient les écoles ouvertes, il serait bon de vacciner les enseignants en priorité : « « Je suis toute la journée au contact d’enfants potentiellement porteurs du Covid-19. Ils ont moins de six ans, donc ne portent pas de masque. On est dans la même pièce pendant sept heures. Chaque soir, je rentre chez moi en craignant d’avoir chopé le coronavirus … Et je ne vais pas faire un test PCR tous les matins ! » Coralie, professeure des écoles en Seine-Saint-Denis, espère toujours être vaccinée « très rapidement ». Las : à 36 ans, et sans aucune comorbidité, il lui faudra patienter quelques mois. La priorité aux profs, souhaitée dès le début de la campagne de vaccination par Jean-Michel Blanquer, est pour l’instant passée à la trappe. »
De toute évidence, les grands discours sur l’école, poumon de la République, comme les promesses (surtout celles de M. Blanquer), n’engagent vraiment que ceux qui les croient.


L’enseignement supérieur sous COVID

Il semblerait que Mme Vidal décide de faire au moins un peu mieux semblant de s’intéresser à la détresse étudiante. Ouest France annonce quelques mesures en ce sens : « « Je voudrais souligner le courage des étudiants. » Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, a salué « l’engagement » des étudiants malgré une « période très compliquée », ce mercredi, sur Europe 1.
Rappelant le panel des aides apportées aux étudiants depuis le début de la crise sanitaire, la ministre a annoncé « le gel des droits d’inscription pour la deuxième année consécutive », alors qu’ils augmentent, habituellement, au rythme de l’inflation. S’inscrire en fac ne coûtera donc pas plus cher en 2021 qu’en 2019.
Autre annonce de Frédérique Vidal, « le gel des loyers des résidences Crous », dans la mesure où il n’est pas certain que les étudiants puissent retrouver normalement des petits emplois cet été pour financer leurs études.
 »
Par ailleurs, le Parisien signale que le site destiné à permettre aux étudiants de faire valoir leur droit à un soutien psychologique gratuit est enfin ouvert depuis mercredi. Il valait mieux ne pas avoir de problèmes trop urgents ou ne pas compter dessus : « Tous les jeunes qui s’y connecteront auront la possibilité de prendre rapidement rendez-vous – par visioconférence ou en cabinet – chez un psychologue à côté de chez eux, sans débourser un centime. Et ainsi bénéficier des « chèques psy », le forfait d’accompagnement psychologique, promis en janvier par Emmanuel Macron, qui n’était pour l’heure accessible que dans certains départements.
Une condition pour y prétendre : être orienté par son médecin généraliste ou le service de santé universitaire (si vous êtes inscrit à la fac). « L’anonymat de l’étudiant sera respecté, insiste-t-on dans l’entourage de la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal. Toutes les données présentes sur le site resteront confidentielles. »
 »
Enfin, Parcoursup, dont les qualités intrinsèques ne sautaient déjà pas aux yeux, inquiète encore davantage les lycéens en temps de COVID et de réforme du bac : « "Plus que d’être perdu par rapport à la plateforme de Parcoursup, ce qui ajoute beaucoup de trouble, c’est la réforme du bac et le fait d’avoir peu de visibilité" par rapport à la sélection par l’enseignement supérieur, a souligné jeudi 11 mars sur franceinfo Sylvie Amici, présidente de l’Association des conseillers d’orientation-psychologues de l’éducation nationale. Les lycéens de terminale qui ont jusqu’à ce jeudi soir pour faire les vœux d’orientation ne posent "pas que des questions techniques, il y a beaucoup d’inquiétudes", souligne-t-elle, notamment parce que certains ont décroché ou raté des cours à cause de l’épidémie de Covid-19. »


Islamophobie, islamo-gauchisme ou comment abîmer les libertés académiques

Mme Vidal, déjà à la pointe de la lutte contre la détresse des étudiants (non), s’autocongratule pour le contre-feu dangereux qu’elle a allumé dernièrement en évoquant avec beaucoup de légèreté "l’islamo-gauchisme" qui règnerait dans les universités. Quelques indignations (justifiées pour la plupart) et une mise en pâture de centaines d’enseignants-chercheurs par un blog d’extrême droite plus tard, Mme Vidal se pose maintenant en garante des libertés académiques,en s’appuyant sur les incidents à Sciences Po Grenoble : « La ministre de l’Enseignement supérieur a ajouté : « c’est mon travail que de protéger l’université et cette liberté d’expression contre des radicalités. C’est traiter quelqu’un d’islamophobe qui peut le tuer et c’est ce que, malheureusement, nous avons vu avec l’assassinat de Samuel Paty. Et, évidemment, je ferai tout pour que cela n’arrive pas dans le monde universitaire. » »
Pour retrouver un peu d’intelligence et de mesure sur le sujet, on lira avec profit la tribune de François Dubet dans Alternatives économiques, qui montre très bien combien il est dangereux de confondre le militantisme borné et idiot de quelques uns avec des pans entiers des sciences humaines : « Le théorème de Thomas affirme que la croyance dans un phénomène social finit par engendrer sa réalisation. C’est la prophétie auto-réalisatrice. Par exemple, la crainte de la faillite bancaire conduit les individus à retirer leurs avoirs et à vendre leurs actions, provoquant ainsi une crise économique réelle, la crise qu’ils voulaient justement éviter.
Ce théorème s’applique à une foule de phénomènes dans lesquels les croyances se transforment en faits objectifs. En demandant une enquête sur l’islamo-gauchisme dans l’enseignement supérieur et la recherche, la ministre Frédérique Vidal est en train de produire l’islamo-gauchisme qu’elle voulait justement combattre.
 »
On pourra également lire la tribune d’Etienne Balibar dans Libération, qui souligne que le conflit fait tout à fait partie des lieux de savoir : « Alors que le gouvernement reproche aux universitaires leur militantisme, le philosophe s’interroge : quel rapport y a-t-il en sciences sociales entre la nécessité de prendre parti et celle du savoir pour le savoir ? L’université doit, plus que par le passé, ouvrir ses portes et ses oreilles à l’extérieur de la société. »
Plus navrant, le retour sur une semaine de polémiques à l’IEP Grenoble Au départ de cette histoire, le collage imbécile, relayé par un syndicat local, sur les murs de l’école qui a jeté en pâture deux enseignants dont les opinions (et peut-être aussi la manière de faire) n’avaient pas l’heur de plaire à certains étudiants. Il serait peut-être bon de réapprendre le goût de la controverse argumentée au lieu de jeter l’autre en pâture en se contentant de le traiter d’islamophobe (cela vaut aussi pour le reproche d’islamo-gauchisme...).
L’affaire s’envenime d’ailleurs, puisque ce ne sont plus deux, mais trois enseignants de l’IEP qui sont placés sous protection policière. Eh oui : le collègue qui se plaignait à juste titre d’avoir été jeté en pâture a utilisé le même procédé contre une collègue : « L’enseignante, ayant dit avoir été menacée à son tour, elle a donc été placée sous surveillance policière le 6 mars dernier, tout comme Vincent T. et Klaus K.
La direction de Sciences Po Grenoble s’est refusée à tout commentaire. Rappelons qu’une enquête judiciaire a été ouverte par le parquet de Grenoble, pour tenter de retrouver les auteurs du collage sauvage et que le ministère de l’Enseignement Supérieur a diligenté sur place deux inspecteurs généraux pour auditer l’IEP de Grenoble.
 »
Souhaitons que cette école et l’enseignement supérieur puissent retrouver un peu de sérénité...


Et si nous gardions un peu de positif pour la fin ? Voici un compte rendu, paru sur le site des Cahiers pédagogiques, du lancement d’un nouveau collectif, Convergence(s) pour l’éducation nouvelle : « Le distanciel, bien sur, c’est froid, ça encourage le magistral, ça empêche les interactions, ça déshumanise un peu, beaucoup ! Et pourtant, ça permet aussi facilement, en direct, de communiquer des quatre coins du monde, avant des rediffusions qui amplifient l’audience.
C’est ce qui a incité les organisations qui sont à la base de Convergence(s) pour l’éducation nouvelle à lancer le 6 mars sur une webtélé une « visio » célébrant à la fois cette naissance et le centenaire du Congrès de la Ligue internationale pour l’éducation nouvelle. Cet événement eut lieu à Calais en 1921, et c’est dans cette même ville, avec le soutien de la municipalité, que devait se dérouler une manifestation regroupant les huit associations, dont le CRAP-Cahiers pédagogiques, qui étaient déjà à l’initiative des deux premières Biennales de l’éducation nouvelle. En attendant , on l’espère, une vraie célébration en présentiel début juillet
 »

Pour conclure cette revue de presse, je me permets de vous ajouter ce petit lien vers le crowdfunding pour la refonte du site des Cahiers pédagogiques.

Aurélie Gascon


La revue de presse des Cahiers pédagogiques évolue ! Aujourd’hui, on trouve facilement des tas d’articles en ligne, qui circulent et s’échangent notamment sur les réseaux sociaux. Nous avons donc pensé que ce que nous pouvions vous apporter, c’était autre chose, soit le recul et le temps du commentaire, en proposant une revue de presse hebdomadaire, plus hiérarchisée, plus sélectionnée et largement commentée, toujours, bien sûr, sous l’angle des questions éducatives.


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Sur la librairie des Cahiers Pédagogiques

Hors-série numérique n° 50 - Le bac, hier et aujourd’hui

septembre 2018
Dans le contexte de la réforme du baccalauréat et de la mise en place des nouvelles procédures d’accès aux études supérieures, ce hors-série revient sur de nombreuses tentatives de réformes plus ou moins fructueuses. Bac + 3, bac - 3, orientation, bac pro… quels leviers pour offrir une école plus démocratique ?