Yannick Mével
professeur d'histoire géographie EMC honoraire en collège et lycée puis formateur d'enseignants en IUFM/ESPE/INSPE dans l'académie de Lille. Auteur de Yannick Mével et Nicole Tutiaux-Guillon, Didactique et enseignement de l'histoire-géographie au collège et au lycée, Publibook-Université, 2013. Membre du comité de rédaction depuis mai 2005 Directeur de publication de 2017 à 2025.
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Quand l’enseignant est amené dans l’urgence à modifier quelque chose à sa préparation… pas forcément de grandes choses d’ailleurs, il se passe dans ces instants-là quelque chose de l’ordre du « choix stratégique en situation de stress ».
Cet outil, sorte de « couteau suisse », est à utiliser pour lancer une problématique, pour conclure une session ou pour travailler au transfert des objets d’apprentissage.
Comment, dans la formation des futurs enseignants d’histoire, des peurs et interrogations contemporaines rendent plus complexe l’utilisation de sources historiques. Y a-t-il danger d’autocensure ?
Peut-on vraiment rire des profs avec les profs ?
Septembre 1987. Depuis plus d’un an, la droite est revenue au pouvoir et le vocabulaire politique français s’est enrichi du mot « cohabitation ». Le gouvernement Chirac mène une politique de rupture avec les années socialistes. Si la loi Devaquet met les universités en ébullition en 1986, dans le primaire et le secondaire, la rupture n’est pas aussi nette. Le ministre de l’Éducation, René Monory, s’inscrirait même plutôt dans la continuité de son prédécesseur, Jean-Pierre Chevènement, qui avait rompu avec la politique progressiste des années Savary. Dans ce contexte, où « changement » devient synonyme de « réaction », le numéro 256 des Cahiers pédagogiques interroge le rôle de l’évaluation dans le changement des pratiques. Jean-Pierre Astolfi ouvre le dossier en se demandant « l’évaluation, est-ce une bonne entrée en pédagogie ? », tandis que, dans le billet du mois, un rédacteur anonyme s’en prend à l’évaluation des enseignants dans des termes qui seraient tout aussi justes aujourd’hui.
AVRIL 1988 Joli mai ? « Les années 60 et 70 furent celles des réformes éducatives. Les années 80 sont celles des rapports. » écrivait, non sans malice, Bernard Charlot, à l’occasion de la sortie du « rapport Lesourne », fin 1987. Avril 1988 : la « seconde cohabitation » touche à sa fin. Moins conflictuelle que la première, elle a […]
AVRIL 1967. Issues de la réforme Fouchet-Capelle de 1963, les classes de transition avaient, sur le papier, la mission d’assurer le passage vers le collège d’enseignement général pour les élèves qui n’avaient pas pu y accéder à l’issue du CM2, alors que l’âge de la scolarité obligatoire avait été porté de quatorze à seize ans […]
Donner ses fiches, au risque de tomber dans la « recette » ? Ne pas les donner, et se voir reprocher un manque de « concret » ? Comment sortir de ce dilemme avec honnêteté ?
Comment est-on devenu enseignant ? Prendre conscience de son parcours, avec ses hauts et ses bas, c’est une excellente façon de réfléchir à la direction à suivre pour la suite.
En parcourant quelques manuels du passé et du présent, allant de manuels destinés à l’école primaire à des manuels de collège ou de lycée, l’auteur se propose d’observer, en toute subjectivité, quelques variations du décalage des regards portés sur la Première Guerre mondiale au cours du siècle écoulé.