Comment donner libre cours à la création artistique des enfants ? Comment leur permettre de s’exprimer tout en se confrontant aux contraintes de la matière ? Quelles situations de recherche proposer pour qu’ils s’engagent et osent se dépasser ?
Comment donner libre cours à la création artistique des enfants ? Comment leur permettre de s’exprimer tout en se confrontant aux contraintes de la matière ? Quelles situations de recherche proposer pour qu’ils s’engagent et osent se dépasser ?
Pourquoi et comment enseigner le nombre à l’école maternelle ? À cette question, la réponse la plus courante est qu’il faut manipuler. Le sens du nombre et du problème passe au second plan. Et pourtant, est-il si transparent que certains l’imaginent ?
Dès le plus jeune âge, la rencontre avec des œuvres originales est possible. Cette éducation artistique et culturelle commence dans l’environnement proche. Et se prolonge parfois au musée.
Ces encouragements, inspirés par la célèbre expression du journaliste sportif Roger Couderc, ne sont pas à destination des joueurs de l’équipe de France de rugby, mais à mes élèves de petite section d’une école maternelle située en RRS (réseau de réussite scolaire) et en zone violence, à Nanterre.
Socialisation, apprentissages, communication avec les parents, harmonie des disciplines, numérique et évaluation : pour terminer, les auteurs de cet article de relecture tissent ensemble les fils de la maternelle visibles dans ce dossier.
De la petite fille de 4 ans qui veut « soigner les morts » aux élèves adolescents évoquant des séances de spiritisme, la mort fascine et interroge. Pourtant, quand il s’agit d’en parler avec les plus jeunes, on touche rapidement à des sujets difficiles, voire tabous tels que les croyances, le suicide ou le deuil, qu’enseignants comme parents craignent d’aborder. En cela, la littérature jeunesse française est une exception culturelle, n’hésitant pas à traiter ces thématiques dans des ouvrages pour les plus jeunes et prenant le parti non pas de censurer, mais d’adapter la forme pour parler des sujets les plus complexes sans dissimuler la réalité, même difficile. Une fois encore, partir de la littérature jeunesse permettra une plus grande distance critique de la part des jeunes lecteurs. La fiction donnant l’occasion d’éprouver ce que sont le deuil et la mort, sans avoir à connaitre le traumatisme d’un véritable décès ; le dialogue qui en découlera sera plus libre et réfléchi. Les ouvrages sélectionnés présentent des personnages condamnés par la maladie, d’autres confrontés au décès d’un parent, au travail de deuil, ou encore des héros s’interrogeant sur le sens de la vie, la souffrance, le suicide. Étonnamment, ces thématiques, bien que sombres, ne produisent pas des textes forcément tristes : entre humour, cynisme et espoir, chacune de ces lectures prouve au contraire notre insatiable amour de la vie ainsi que la capacité des plus jeunes à rebondir malgré les coups du sort.
Cet article relate la collaboration, longue de cinq années, entre une équipe d’enseignants, ceux de l’école élémentaire La Bastide de Grenade-sur-Garonne et un enseignant chercheur, André Tricot. Tout a commencé à l’issue d’une animation pédagogique dans la circonscription : les enseignants, qui ressentaient des difficultés, ont demandé au chercheur s’il pouvait les accompagner. Voici le récit de cette collaboration entre, disent-ils au terme de ces cinq années, « une équipe pédagogique et un chercheur, où l’on tente de deviner qui a apporté quoi à l’autre. »
Fruit du travail entre Dominique Natanson et Marc Berthou, ce livre témoigne de leur dynamisme et de la qualité de leur réflexion pédagogique. Après avoir écrit ensemble un livre en 2013 sur le jeu en classe, ils publient dans la même collection un ouvrage consacré aux Ceintures pour évaluer les compétences des élèves. « Ce petit guide pédagogique, destiné aux professeurs du second degré, a été rédigé par deux enseignants qui ont expérimenté les ceintures en collège et en lycée » (avant-propos). C’est la force de ce livre d’être écrit par des praticiens pour des praticiens. Il rassemble « dix fiches théoriques et pratiques », puis « cinq récits et témoignages » et « cinq outils pratiques ».
Sébastien vient de recevoir un poème ordurier que Christophe, élève de 4e, lui a remis par erreur. Stupéfait par ce qu’il lit, il demande conseil à des collègues réunis autour de la machine à café, provoquant des réactions fort différentes. Quelques heures après l’évènement, Jean-Charles lui écrit une lettre qu’il dépose dans son casier.
Comment écrire pour défendre un projet et obtenir des subventions, en respectant les contraintes formelles des financeurs tout en conservant la cohérence de la démarche ?
Sébastien vient de recevoir un poème ordurier que Christophe, élève de 4e, lui a remis par erreur. Stupéfait par ce qu’il lit, il demande conseil à des collègues réunis autour de la machine à café, provoquant des réactions fort différentes. Quelques heures après l’évènement, Jean-Charles lui écrit une lettre qu’il dépose dans son casier.
Publier des contenus pédagogiques sur internet amène à se poser bien des questions sur l’utilité desdits contenus, leur forme, la possibilité pour les enseignants lecteurs de se les approprier et de les réutiliser, l’évolution et la mise à jour des contenus, sur ce qu’en pensent les lecteurs.
Pourquoi est-ce que j’écris autant ? Voilà la question qui m’a été posée et à laquelle je dois essayer de répondre dans cet article. Et il m’a fallu presque six mois pour mettre en ordre dans ma tête la réponse à cette question.
Trouver de la créativité dans l’écriture professionnelle, à travers la présentation d’un projet de dispositif. Un défi !
Écrire pour évaluer, c’est se poser la question du message à faire passer et celle des destinataires du message, qui sont multiples. C’est trouver les mots pour faire le point, sans enfermer l’élève dans un instant donné. C’est aussi ne pas se contenter d’un constat, mais proposer des pistes pour progresser. En somme, c’est une tâche complexe.
Écrire pour évaluer, c’est se poser la question du message à faire passer et celle des destinataires du message, qui sont multiples. C’est trouver les mots pour faire le point, sans enfermer l’élève dans un instant donné. C’est aussi ne pas se contenter d’un constat, mais proposer des pistes pour progresser. En somme, c’est une tâche complexe.
Traces de l’animation de six séances d’atelier d’écriture avec des adolescents de 2de en lycée professionnel, dans le cadre d’un dispositif de raccrochage scolaire.
Pourquoi est-ce que j’écris autant ? Voilà la question qui m’a été posée et à laquelle je dois essayer de répondre dans cet article. Et il m’a fallu presque six mois pour mettre en ordre dans ma tête la réponse à cette question.
Écrire pour un blog, plusieurs fois par semaine : quel effet sur la pratique pédagogique en classe ? Pour Mara Goyet, l’exposition quasi immédiate aux lecteurs et le rythme d’écriture imposent une autoobservation et une tension dynamisantes pour (se) faire progresser.
Pourquoi est-ce que j’écris autant ? Voilà la question qui m’a été posée et à laquelle je dois essayer de répondre dans cet article. Et il m’a fallu presque six mois pour mettre en ordre dans ma tête la réponse à cette question.
Une exploration du travail de retour sur les textes produits dans des ateliers d’écriture à distance.
Personne ne peut enseigner exactement comme l’autre, encore moins comme le prolongement mécanique de quelque corpus prescriptif. Le manuel ne suffit pas, si on enseigne ; le dossier pédagogique non plus, si on est formateur.
Point d’appui pour redonner de l’élan à un groupe, outil pour retracer le processus d’une décision, réservoir à idées et réflexions, instrument de valorisation de l’intelligence collective, miroir dédramatisant du débat, le compte rendu comme vous ne l’avez jamais vu ou lu !
Sur la base de deux expériences d’écriture demandées à des étudiants en formation initiale d’enseignants (le Journal de formation) et à des enseignants en poste se formant à l’enseignement spécialisé (le Journal de l’étrange), ce texte tente de montrer comment certaines écritures vont au-delà de l’obéissance à la consigne pour devenir, par moments, un véritable instrument de réflexivité, permettant la rencontre avec soi grâce au détour par l’autre.
D’abord, écrire, pour soi, une situation professionnelle. Être à l’écoute de ce que cela fait resurgir en soi, les émotions, les questions. Partager cette expérience d’écriture, en groupe.
En quoi l’écriture de situations problèmes et leur partage transforment la posture du formateur et facilitent son savoir être ?
Pourquoi attraper un stylo, s’installer devant un écran et rédiger quelques paragraphes sur son boulot en général ou un de ses épisodes ? Ce n’est pas toujours marrant, rarement facile ; et pourtant, il arrive qu’on s’y colle.
Comment saisir les enjeux d’une écriture professionnelle ? Comment approcher les effets concomitants du passage sur supports numériques ?
Hugues Bazin Tahar Bouhouia Dans le champ du travail social, l’écriture occupe une place particulière. On y écrit beaucoup par obligation : notes de situation sociale, rapports d’évaluation, comptes rendus, formulaires administratifs. Cette écriture contrainte participe autant d’un contrôle externe social des populations que d’un contrôle interne institutionnel des travailleurs sociaux. Le travailleur social est […]
Comment écrire sur des pensées et témoignages de l’écrire ? Il ne s’agit pas ici d’une analyse des produits, des écrits, mais bien du processus même de production de cet écrit livré au lecteur. Une sorte de pensée au carré : écrire sur de l’écrire écrit.
Portrait de Jean-Pierre Fournier par Monique Royer. Être élève à Paris, ni mineur, ni majeur, sans papiers, sans domicile fixe au XXIe siècle, invisible dans la foule comme dans les consciences, cela existe, aussi inconcevable que cela puisse paraitre, aussi inacceptable dans la Ville lumière. Une expression parmi tant d’autres d’une indifférence qui gangrène les […]
Rasmani Kanazoe et Alassane Kagambega, enseignants en primaire au Burkina Faso, ont rejoint Dominique Deconinck à Ouagadougou pour lui parler de leur quotidien d’enseignant, de leurs doutes et de leurs espoirs. Ces deux citadins originaires de la capitale enseignent au nord du pays, dans des petites écoles du Sahel, en zone rurale.
Avec ce livre, l’auteur met à la portée de tout enseignant les technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement (TICE) en classe. Étape par étape, il propose des démarches pédagogiques complètes en s’appuyant sur de nombreux exemples. Après avoir accompagné le lecteur dans les premières expérimentations pour progresser dans la prise en main des techniques, l’auteur démontre à quel point le numérique est une fabuleuse opportunité pour repenser et enrichir les approches pédagogiques.
Mai 1953. Le dossier des Cahiers pédagogiques pour l’enseignement du second degré associe des articles sur l’enseignement de la philosophie et sur l’instruction civique, dans un rapprochement plus provocateur que fortuit. B. Guillemain, professeur à Saint-Maur, y proclame son socratisme et conclue ainsi : « Et je m’assure de n’avoir d’unité que stylistique. Faire la classe en ami, non en maitre ; ne rien sacrifier pourtant de la tradition et des problèmes : tel est le but que je me suis assigné. Je crois ouvrir par mon exemple quelques voies possibles. J’ai trop le respect de l’originalité de chacun pour encourager quelqu’un à m’imiter. » Unité stylistique et respect de l’originalité de chacun, n’est-ce pas la ligne éditoriale des Cahiers pédagogiques ? Le texte de ce mois paraitra peut-être un peu décousu. J’ai coupé l’introduction trop générale, pour entrer d’emblée dans la classe ; j’ai fait quelques coupes et rajouté des transitions entre les paragraphes, supposant le lecteur suffisamment habitué à combler les ellipses pour reconstituer la pensée de l’auteur. J’ai surtout tenu à en conserver le style : c’est celui des Cahiers pédagogiques. C’est un style où alternent les niveaux de langue et les lexiques, passant de la langue savante qui multiplie les références à la langue fleurie de métaphores les plus surprenantes en passant par la langue quotidienne (faussement quotidienne bien sûr) de la salle des professeurs. Le style des Cahiers pédagogiques, c’est l’emploi du présent : tout à la fois celui de la théorie, par définition atemporelle, et celui du récit qui immerge le lecteur par l’effet de réel. Le style des Cahiers pédagogiques, c’est le sérieux de celui qui défend des principes, des valeurs et cherche à convaincre, allié à l’humour de celui qui refuse le dogmatisme et cherche davantage à ouvrir le débat qu’à imposer sa façon de faire.
Une exploration du travail de retour sur les textes produits dans des ateliers d’écriture à distance.
Sous l’impulsion de sa nouvelle directrice, Divina Frau Meigs, le Clemi (Centre de l’éducation aux médias et à l’information) entre résolument dans l’ère du numérique et donne à chacun l’occasion de découvrir à son rythme des dispositifs en ligne de formation à la carte.
Après les journées de l’évaluation des 11 et 12 décembre derniers, nous avions ressenti un mélange d’amertume devant la propension de certains à démonter par avance l’initiative, et de satisfaction à voir la recherche de nouveaux accords entre divers acteurs de l’école. Depuis, il y a eu les drôles d’annonces du président de la République.
Que reste-t-il aux élèves le lendemain, après le projet théâtre ? Un stage pour aider les enseignants qui ont mené de tels projets à réfléchir sur les suites scolaires à lui donner.
Comment évaluer les apprentissages des élèves ? Comment un projet artistique et culturel contribue-t-il aux apprentissages et comment mesurer cette contribution ? Présentation d’une recherche-action autour d’une pratique intégrée du théâtre à l’école Gérard-Philippe de Villiers-le-Bel (Val-d’Oise).
L’expérience théâtrale du côté du travail de l’intervenant, ici une comédienne qui encadre des étudiants assistants sociaux, les accompagnant vers la création d’un spectacle.
APPRENTISSAGE. Plusieurs études ont montré que ces robots sont de potentiels outils éducatifs, en particulier auprès d’élèves ayant des difficultés d’apprentissage. Parmi les robots, il existe les robots humanoïdes qui peuvent induire une expérience différente de l’apprentissage, passant d’un objet à manipuler à l’émergence de situations sociales et d’interactions à valence psychoaffective.
Il est à la traine, Salim. Il n’a jamais son matériel. Il n’arrive pas à revenir après ce confinement. Il est englué. Déconnecté pendant tout ce temps, le retour au collège est pénible pour lui. C’est surement synonyme de retour à l’échec. Faut dire que son parcours scolaire en est rempli. Le redoublement, les prises […]
Les propositions de travail autour de l’environnement se multiplient. Lorsqu’il s’agit d’un partenariat avec un grand mouvement d’éducation populaire, on ne peut que s’en féliciter. Entretiens croisés avec Paul Viricel, directeur du programme Carbone Scol’ERE, Claire Lequièvre, master formatrice, et Jocelyne Simon, enseignante à l’école de Margny-lès-Compiègne (Oise). La Fédération Léo Lagrange s’est engagée dans […]
DÉCEMBRE 1995. « Strumming my pain with his fingers, singing my life with his words, killing me softly with his song, killing me softly with his song, telling my whole life with his words, killing me softly with his song. » La reprise d’un standard par les Fugees, un groupe de hip-hop venu d’Haïti à New York, même si elle choque les puristes, illustre le métissage du monde autant que la formule de Lavoisier : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. » Reprise, détournement, recréation, triomphe de l’imagination, la mélodie géniale de Charles Fox écrite et interprétée en 1971 par Lory Lierbeman, et transformée en tube en 1973 par Roberta Flack, questionne les chemins de la créativité, de l’invention, de l’imagination : entre contraintes du déjà là et des genres à la mode et liberté de la pensée divergente.
Après un mois d’avril Où on a tous perdu le fil, Où le soleil guilleret Par la fenêtre nous narguait, Arrive mai, le joli mai, Le mai enfin déconfiné. On va pouvoir faire ce qu’il nous plait : Retourner travailler pour payer le loyer (On va même travailler davantage, Il parait que c’est bon à […]
Y a des semaines où quand vous rentrez chez vous, vous avez l’impression de porter le poids du monde sur votre dos. C’est cette impression qui m’habite ce vendredi. Je suis en classe deux jours par semaine (et en coordination REP (réseau d’éducation prioritaire) pour le reste). En deux jours, j’ai accumulé les déclarations pesantes. […]
Cours un peu particulier avec des 3es. Le lendemain, les élèves passent un oral de rapport de stage en entreprise. J’essaie de replacer l’évènement dans la logique du parcours avenir. Mon intention est de leur montrer l’importance de ce cheminement, le fait qu’il prend du temps, que cet oral est là pour les inciter à […]
Dialogue entre deux ados. « Pfff, ma mère elle est professeure de maths, dans mon école en plus. Elle est tenue au courant en temps réel de toutes mes frasques scolaires. Et la tienne ? — La mienne, elle est pédagogue. — Ah, c’est quoi ? — Ben, elle construit des pédalos en forme de pirogue. […]
J’ai oublié d’animer mon cinquantième atelier de philosophie, peut-être même mon soixantième, je ne les ai pas comptés. Je suis en télétravail depuis la reprise épidémique de novembre, je suis une personne à risque. J’ai ardemment organisé ces ateliers lors du premier confinement, tous les jours de classe ou presque de mars à juin, une manière […]
Un plaidoyer pour une pensée créative, complément de la pensée critique, pour donner du sens à la réflexion.