Un acte et un rituel fondateurs

D’abord, écrire, pour soi, une situation professionnelle. Être à l’écoute de ce que cela fait resurgir en soi, les émotions, les questions. Partager cette expérience d’écriture, en groupe.
Maylis de Kerangal, dans la revue Lire de mai 2014, nous transmet son bonheur d’écrire avec une telle force que j’ai envie de le partager immédiatement avec vous : « Quand j’écris, je suis dans un temps très décollé, très séparé, dans une espèce d’alvéole temporelle où s’exprime une liberté totale et très forte. Il n’y a pas d’autres zones dans ma vie où je peux être à ce point connectée à moi-même et au monde… Retrouver cet état est ce que je désire le plus. »
Je participe à la formation initiale et continue des enseignants du primaire et du secondaire, dans le domaine de la clinique des relations humaines à l’école depuis vingt ans. J’ouvre toujours mes séminaires (formation initiale) et stages (formation continue) par un tour de table initial, première étape de la rencontre dans le groupe, donc de l’ouverture au groupe, suivie d’un temps donné à l’écriture d’une situation professionnelle. L’éc…