Thématiques & dossiers
Une thématique, des regards croisés
Entre analyses de chercheurs et témoignages de classe, trouvez les clés pour relever les défis de l'école d'aujourd'hui.
Une thématique, des regards croisés
Entre analyses de chercheurs et témoignages de classe, trouvez les clés pour relever les défis de l'école d'aujourd'hui.
Des ateliers philo en prison, pour donner à chacun la possibilité de se construire, dans un univers si contraint, une pensée personnelle.
Professeur des écoles en éducation prioritaire, Gauthier Bolle mène depuis plusieurs années des activités en sciences avec ses classes, dans le cadre de La main à la pâte. En 2018, il s’est inscrit dans le projet annuel « Esprit critique, esprit scientifique » et décrit ici une partie de ce travail.
Cet article, écrit il y a dix ans pour notre dossier « Esprit critique es-tu là ? » n’a rien perdu de son actualité. Se méfier de ce que l’on voit en géométrie, accepter de ne pas conclure à la suite d’un calcul, etc. Oui, si les mathématiques doivent doter les élèves d’automatismes indispensables, elles contribuent aussi à former des esprits éclairés, et indociles.
Un coup de cœur pour le dernier ouvrage du sociologue Stéphane Beaud, La France des Belhoumi. Portraits de famille (1977-2017), sorti en mars 2018, nous a donné envie de lui donner la parole. Son projet de « donner une voix à ces descendants de l’immigration qui s’intègrent sans rien dire et sont pourtant stigmatisés » vaut d’inviter à lire cet ouvrage.
Traditionnellement intégrés à l’enseignement des SVT, les cours d’éducation à la sexualité ont été délégués, dans la région grenobloise, à des intervenants extérieurs. Leur priorité : faire parler les jeunes, en redonnant une place aux sentiments dans un discours parfois trop médicalisé.
Le projet de loi présenté en Conseil supérieur de l’éducation le 15 octobre dernier par Jean-Michel Blanquer prévoit la suppression du Cnesco (Conseil national d’évaluation du système scolaire) dans sa forme actuelle. Après la lettre commune au ministre de l’Éducation nationale des quatorze organisations membre du conseil consultatif du Cnesco, un collectif d’acteurs de terrain, professionnels de l’éducation, parents, représentants de collectivités locales et d’associations, lance une pétition pour demander le maintien du Cnesco, et « pour défendre l’évaluation indépendante de l’école ». La pétition a déjà recueilli plus de 500 signatures. En voici le texte.
Tribune signée de quinze organisations, dont le CRAP-Cahiers pédagogiques, et onze universitaires à l’initiative d’ATD Quart Monde.
Quatorze organisations membre du conseil consultatif du Cnesco (Conseil national de l’évaluation du système scolaire) ont signé une lettre commune au ministre de l’Éducation nationale pour demander son maintien, alors qu’un projet de loi qui sera discuté en CSE (Conseil supérieur de l’Éducation) le 15 octobre prévoit sa suppression. Le CRAP-Cahiers pédagogiques s’associe à ce courrier.
L’unité de recherche « Migrations et sociétés », organisait des 27 au 29 septembre à l’université Paris 7 Diderot un important colloque sous le titre « Racisme et discrimination raciale de l’école à l’université », en partenariat avec le CNRS et le Défenseur des droits (venu conclure le colloque) et avec la CNCDH (dont la présidente a ouvert les travaux).
Tout récemment, un puissant industriel du net a présenté, lors de sa dernière conférence annuelle à l’intention de ses développeurs, une nouvelle version de son assistant vocal intelligent. Démonstration bluffante. Au-delà de l’amélioration des performances côté machine learning et donc de la fluidité et de la pertinence des interactions avec l’utilisateur, c’est la modélisation du […]
Pierre Merle, PUF, 2018 Comme le dit lui-même l’auteur, il y a, en matière de notes, les croyants et ceux qui doutent. Pour les premiers, la note à l’école est juste, objective, indispensable et la remettre en cause tient du sacrilège : on ne peut alors que tomber dans le laxisme et, selon les mots d’Éric […]
Agnès Fouilleux a réalisé le film documentaire Être plutôt qu’avoir (Les Films Bonnette et Minette, 2017). Elle a accepté de présenter son travail en lien direct avec ce dossier des « écoles autrement ».
Ouvrir une école est un défi. Qui plus est si l’on prétend que cette école sera démocratique. Fabienne Requier a rencontré les créateurs de cette école qui viendra juste d’ouvrir au moment où paraitra ce numéro, et nous fera vivre le feuilleton de ses premiers mois.
Qu’est-ce que l’école doit apprendre aux enfants? Répondre à cette question, c’est faire état d’un projet politique pour les enfants et les jeunes et au-delà pour la société. La tétralogie «lire, écrire, compter, respecter autrui» peut-elle servir de politique éducative? Y a-t-il un autre projet, si ce n’est caché du moins implicite derrière ce slogan?
À rebours des discours catastrophistes et de certaines unes de journaux, on peut bel et bien enseigner dans les « banlieues » et y connaître de grandes réussites, sans en rabattre sur ce qu’on exige des élèves. Le livre Territoires vivants de la République. Ce que peut l’école : réussir au-delà des préjugés, paru en cette rentrée, est rempli de témoignages de ces enseignants qui aiment enseigner en banlieue et s’autorisent enfin à le dire ! Entretien avec deux des auteurs.
Comme ce fut le cas en 2013 et 2014, des rumeurs et autres fakenews circulent sur les réseaux sociaux ces derniers jours à propos de l’éducation sexuelle à l’école. C’est le grand retour des légendes selon lesquelles on apprendrait en classe aux enfants à se masturber et à changer de sexe. Un nouveau décryptage est nécessaire.
Dans l’Éducation nationale, les réformes se suivent parfois à un rythme effréné, au gré des changements de majorité politique, dans un temps court peu compatible avec le temps de l’école. On se prend à rêver d’un consensus national qui permettrait d’installer une réforme dans un temps long. C’est peut-être faire fi de ce que Xavier Pons appelle le « populisme éducatif ».
Nous avons rencontré Jean-Louis Bianco, président de l’Observatoire de la laïcité, quelques jours après la remise du rapport annuel de l’observatoire au Premier ministre le 15 juin et un mois après sa remise au Président de la République. C’était également peu de temps après le colloque du CNAL (Comité national d’action laïque) sur la laïcité, qui a eu lieu le 13 juin. Jean-Louis Bianco dresse un état des lieux et des recommandations de l’Observatoire sur la place de la laïcité et de son enseignement en France
Monique et Michel Pinçon-Charlot sont docteurs en sociologie. Ils ont beaucoup travaillé sur les élites sociales et la grande bourgeoisie, dont ils ont observé incidemment les pratiques en matière de scolarisation.
Mai 68 vu depuis un lycée de province, par une enseignante d’EPS (Éducation physique et sportive) toute débutante. Elle raconte les échos des débats parisiens, leur attrait, leur retentissement, et les changements qui ont suivi. Un récit au goût de crustacés et d’essence.
La bande dessinée La Balade nationale, première d’une série de vingt volumes, se lit comme on prend une bouffée d’air fraiLa bande dessinée La Balade nationale, première d’une série de vingt volumes, se lit comme on prend une bouffée d’air frais après les débats enflammés de l’année 2015 autour des nouveaux programmes portés par le Conseil supérieur des programmes. Aux « origines de la France », au « roman national », Sylvain Venayre et Étienne Davodeau opposent une histoire débarrassée des carcans du XIXème siècle.s après les débats enflammés de l’année 2015 autour des nouveaux programmes portés par le Conseil supérieur des programmes. Aux « origines de la France », au « roman national », Sylvain Venayre et Étienne Davodeau opposent une histoire débarrassée des carcans du XIXe siècle.
Dès avant les événements de Mai 68, l’appel à un changement radical semble être une figure obligée de tout discours public sur l’école. Dans la presse des années soixante, l’heure est à l’ambition, à l’audace, et même à l’iconoclasme.
Mai 68, mouvement estudiantin autant que social, est parti des universités. De quoi était-il le signe ou le révélateur? Et qu’a-t-il causé ou accéléré comme changements dans l’école et dans la pédagogie?
On peut être étudiant en classe préparatoire et se préoccuper de la sélection à l’entrée à l’université. On peut ne pas être un habitué des manifestations et des occupations d’amphi et y aller, pour voir par soi-même, et prendre goût aux échanges et aux discussions qu’on y rencontre.
Militairement, cette révolution fut assurément une déroute. De Gaulle et ses blindés tenaient Paris. Mais il est une autre caractéristique de Mai : malgré la violence des affrontements, personne, au fond, ne voulait tuer ni mourir. En ce sens, ce ne fut pas un début mais une fin : la fin de la mythologie révolutionnaire selon laquelle […]
Laissez-vous raconter l’effervescence qui a précédé les événements du printemps 68 par un étudiant engagé dans la nébuleuse des organisations étudiantes. La Sorbonne de Mai 68, comme si vous y étiez !
L’engagement aujourd’hui s’affranchit souvent de la politique pour embrasser des actions concrètes. Lorsque l’une vacille, les autres mobilisent au-delà des générations. Qu’est ce qui amène à s’engager ? Rencontre avec Adèle Diop, jeune étudiante à Poitiers, à l’origine d’une belle initiative d’aide aux exilés.
Exercice de style : et si « Mai68 » n’était pas advenu, la faute à un trou dans le calendrier ? Admettons que les mois d’avril et de mai 1968 n’aient pas existé et imaginons ce qui se serait passé… Attention, uchronie !
Au cours d’une semaine où mai 68 se rappelle à notre mémoire, Raoul Pantanella nous offre son témoignage, celui d’un acteur de ce que l’on nommait alors «les événements», un acteur parmi tant d’autres, mais pas seulement. Il nous raconte aussi le parcours d’un militant qui, à l’heure de la retraite, ne s’est pas arrêté. Portrait d’un optimiste pour qui le changement vient toujours de la base vers le sommet.
Du 15 au 17 mars 1968 se tient à Amiens un grand colloque pour imaginer «une école nouvelle», selon le titre de ses actes[[Association d’étude pour l’expansion de la recherche scientifique, Pour une École nouvelle. Formation des maîtres et recherche en éducation, Dunod, 1969.]]. Introduit par le recteur Robert Mallet et conclu par le ministre Alain Peyrefitte, l’événement rassemble dans une effervescence extraordinaire sept cents chercheurs, militants pédagogiques et administrateurs qui constatent dans l’enthousiasme leur accord sur la nécessité de tout bouleverser. Un colloque scientifique réuni pour le cinquantenaire dans la capitale picarde a fait le point sur ce moment d’apogée du consensus réformateur des années 1960[[Colloque d’Amiens, 15, 16 et 17 mars 1968, colloque organisé par le Centre amiénois de recherche en éducation et formation, à Amiens, les 8-9 mars 2018.]].
Aider les élèves à franchir le cap de la 6e en organisant le relai au sein du cycle 3, grâce à des entretiens individuels et à une forte implication des parents et de toute l’équipe éducative.
Des modalités d’enseignement novatrices permettent une meilleure différenciation pédagogique et boostent les pratiques enseignantes pour plus de modularité et de coopération.
En 1815 était créée la Société pour l’instruction élémentaire ; elle organisa le financement et la création d’écoles primaires dont le fonctionnement s’inspirait de la méthode mutuelle, fondée sur la réciprocité des enseignements, les plus aptes servant de maitres à ceux qui le sont moins. À la fin des années 1830, ce sont près de 2 000 […]
Le débat autour des compétences soulève de nombreuses questions sur la façon dont l’école doit gérer leur apprentissage. Cette tâche se révèle complexe, pour trois raisons principales : la notion de compétence reste vague, labile et «définie par chacun à sa manière»[[Philippe Perrenoud, Quand l’école prétend préparer à la vie : développer des compétences ou enseigner d’autres […]
À écumer les évènements éducatifs, à échanger à tout va avec des enseignants et acteurs du monde scolaire passionnés, à écouter des podcasts ou lire des revues et livres engagés, on s’enferme dans une lumineuse bulle filtrante. Tant de lumière, de vision positive et engagée, peut faire oublier la part d’ombre, entre statuquo et immobilisme. […]
Notion curieuse voire désuète, le tact n’est pas associé d’emblée à la pédagogie, et pourtant… Dans un petit livre dense mais accessible, Eirick Prairat réhabilite cette notion et en montre toute la valeur. Nous y rencontrons aussi des situations professionnelles concrètes, volontairement sans réponse. Sans doute pour engager le lecteur perplexe à se former. La […]
Edwy Plenel, ancien directeur de la rédaction du Monde et fondateur de Mediapart, a commencé sa carrière comme journaliste éducation. Il reste un fin observateur des enjeux des politiques éducatives, ainsi qu’un défenseur de l’éducation nouvelle et de son apport pour former les futurs citoyens et travailleurs. Il intervenait lors de la Biennale de l’éducation nouvelle en novembre dernier.
Les 29 et 30 janvier 2018 ont été organisées à Paris les Journées de l’éducation inclusive, à destination des responsables et des formateurs du réseau des ESPE. L’objectif était double : réfléchir de manière collective à la mise en œuvre du Cappei (Certificat d’aptitude professionnelle aux pratiques de l’éducation inclusive) et à l’évolution des pratiques de l’enseignant spécialisé vers une posture de personne ressource.
Le samedi 2 décembre a eu lieu à Paris le 10ème séminaire professionnel de l’OZP (Observatoire des zones prioritaires). Il y a été question des CP à douze élèves, du pilotage des réseaux, d’innovation et de formation.
À chacun de ses passages à Paris, Sir Ken Robinson multiplie les conférences, autour de ses thématiques de prédilection : l’éducation, la créativité et la nécessité pour chacun de trouver son élément, sa voie. Cette fois-ci, il nous a également accordé un entretien.
Philippe Meirieu a participé à la totalité de la Biennale internationale de l’éducation nouvelle, du 2 au 5 novembre derniers à Poitiers, dont il était grand témoin. Il est intervenu en clôture, pour dire à la fois ce qu’il en avait retenu et proposer des pistes d’action aux acteurs de l’éducation nouvelle.
Du 2 au 5 novembre se déroulera la première Biennale Internationale de l’Éducation nouvelle à l’ESENESR (École supérieure de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche), sur la technopole du Futuroscope de Poitiers, à l’initiative de six mouvements pédagogiques. 250 participants dont une trentaine d’internationaux sont attendus.
La campagne pour les élections présidentielles a remis dans le débat éducatif la question de l’autonomie des établissements. Quel est l’apport de la littérature de recherche dans ce débat ? De nombreux travaux de recherche analysent le mouvement de décentralisation des systèmes éducatifs, plus ou moins marqué selon les pays. Les sujets le plus souvent étudiés […]
Depuis 2008, l’AFEV organise la Journée de refus de l’échec scolaire (JRES). La 10ème édition consacrée au climat scolaire s’est tenue le 20 septembre 2017 à Paris, l’occasion d’un regard rétrospectif sur dix années de lutte mais aussi sur les perspectives actuelles. Les débats sur climat scolaire ont notamment permis de rendre visibles des problématiques tout autant sociétales qu’éducatives.
L’école française n’est ni juste ni efficace: c’est le constat « assez consternant » que dresse Sylvain Connac, chercheur en sciences de l’éducation à l’université Paul Valéry de Montpellier… Il faisait une conférence le 19 aout sur le thème «Coopération entre élèves et différenciation pédagogique : quels liens ?», dans le cadre des Rencontres du CRAP-Cahiers pédagogiques. Son postulat est que la pédagogie peut et même doit faire quelque chose en réponse à cette situation, notamment grâce à la différenciation pédagogique et à la coopération entre élèves.
Ce dossier ne porte pas spécifiquement sur l’apprentissage de la langue orale, par contraste avec celui de la langue écrite, ce que l’on appelle aujourd’hui la didactique de l’oral, travaillée aujourd’hui surtout en français. Nous ne négligeons pas l’écrit, essentiel notamment pour formuler précisément une pensée et laisser trace. Mais la prise de parole orale […]
Convoquant les « travaux de recherche et les comparaisons internationales qui montrent que la qualité de l’enseignement, et donc des enseignants, est le premier facteur de l’amélioration des apprentissages des élèves », Najat Vallaud-Belkacem fait de la formation le premier des dix enjeux clés pour l’éducation dans sa lettre mémorandum adressée à ses successeurs[[https://m-url.eu/r-1eiw]]. La mise en […]
Les problématiques liées à l’apprentissage de l’oral resurgissent parallèlement au constat de crise que traverse régulièrement l’école quant à ses finalités éducatives. En France, traditionnellement, seule la culture écrite possède une valeur scientifique, confirmant ainsi sa domination sur la culture et la communication orales. L’écrit symbolise l’objet éducatif et incarne la réussite scolaire, sociale et […]
Claire Audhuy, auteure de pièces de théâtre et directrice artistique de la compagnie Rodéo d’âme, a mené trois projets avec des élèves à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), commune qui a voté la charte « Ma commune sans migrants », dans le cadre d’une résidence d’écriture mise en place avec l’Éducation nationale. Des projets engagés et courageux.
Le nouveau ministre de l’Éducation nationale a assuré qu’il n’y aurait pas de loi qui porte son nom, et annoncé « des évolutions du système, qui ne seront pas verticales ». Mais ses premières mesures semblent plutôt se situer du côté de l’uniformité décidée « d’en haut » : généralisation des études après la classe pour faire les devoirs et […]