Libérer la formation

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nipedu-logo-nouveau.jpgConvoquant les « travaux de recherche et les comparaisons internationales qui montrent que la qualité de l’enseignement, et donc des enseignants, est le premier facteur de l’amélioration des apprentissages des élèves », Najat Vallaud-Belkacem fait de la formation le premier des dix enjeux clés pour l’éducation dans sa lettre mémorandum adressée à ses successeurs[[https://m-url.eu/r-1eiw]].

La mise en synergie des différents acteurs, les nouvelles modalités de formation mais également les paramètres d’espace, de temps (et de ton) sont autant de variables et de leviers à actionner pour actualiser les modèles de formation aux besoins spécifiques de chaque professionnel du monde de l’éducation.

Les récents travaux du Cnire[[https://m-url.eu/r-1eix]], les résultats de la recherche et les propositions de dispositifs qui en découlent (Institut français de l’éducation, Institut Carnot de l’éducation), les modèles de recherche-action telles les lesson studies[[Technique de coconstruction réflexive de scénarios pédagogiques en équipe avec alternance des rôles d’animateurs et d’observateurs venant du Japon.]] invitent à repenser l’accompagnement des enseignants, des formateurs et des cadres pour l’adapter aux transformations complexes des métiers de l’éducation.

Un dénominateur commun : l’indigénisation pour relocaliser les actions de formation. En prise directe avec des réalités de terrain qui sont source de besoins immédiats des praticiens, la réflexion partagée, l’action coconstruite et les techniques d’analyse de pratiques professionnelles font sens loin des formations hors-sol.

Ce modèle d’écoformation présuppose un savoir, pouvoir, vouloir travailler ensemble, un engagement et des objectifs partagés par les membres des équipes pédagogiques, des formateurs, cadres et chercheurs qui y participent. Lorsque cela n’est pas le cas, les personnels en quête de vitalité professionnelle trouvent d’autres recours.

La force des collectifs

Ainsi, la force des collectifs enseignants (connectés ou pas) est de s’appuyer sur les énergies et les talents individuels dans un projet coopératif volontairement choisi par chacun de ses membres. Chaque participant devient une pièce essentielle de la mécanique collective. Ces communautés de pratiques et de valeurs permettent à chacun de développer des compétences ciblées, renforcer son sentiment d’appartenance et d’efficacité professionnelle, son enthousiasme pédagogique, dans un engagement maitrisé. Nous aimons utiliser le terme d’autoformation participative pour désigner cette modalité de formation.

L’hétéroformation vient compléter ce panorama. Quelle satisfaction chez ce cadre de l’Éducation nationale après un atelier proposé par un cabinet de formation en management, ou ce collègue de langue qui s’est inscrit à un MOOC (massive open online course en anglais) sur la création graphique assistée par ordinateur !

Ainsi, nous nous prenons à espérer que puissent être repensés les contours de l’offre de formation. Une offre de formation où la fonction, les compétences, les modalités d’intervention et la présence du formateur seraient repensées et où l’on saurait faire confiance au sens de l’innovation des cadres. Une offre de formation où seraient reconnus et valorisés l’investissement et l’engagement du formateur, du cadre, du praticien, dans des parcours individualisés et originaux qui enrichissent l’expression pédagogique au service des élèves, des équipes, mais aussi du développement professionnel et personnel.

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