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Les plus jolies fautes de français de nos grands écrivains

Anne Boquel et Etienne Kern, Payot, 2015.

5 février 2016

Savez-vous que Victor Hugo pouvait confondre « près » et « prêt », que Maupassant pouvait ignorer les règles du pluriel ou que Zola fait traîner sur les coudes un soldat dont un bras a été arraché ? Ou que Balzac peut dans la même phrase utiliser « tristement » et « d’un air triste » ? De nombreux exemples de « bourdes » d’écrivains sont donnés dans cet amusant petit livre. Son intérêt est sans doute d’abord de relativiser les « perles » qu’on attribue au manque de rigueur du « présent », ce malheureux présent qu’on accable en termes passéistes de tous les maux. Mais aussi, même si ce n’est pas son objet, de pouvoir être utilisé en classe. Pourquoi ne pas « faire trouver ce qui ne va pas » par les élèves, moins pour « désacraliser » les grands écrivains que pour les « humaniser » : eux aussi ne sont pas à l’abri d’erreurs ? Mais aussi s’interroger sur la question « faute ou effet de style » à propos de certaines phrases ou vers tels ceux du Pont mirabeau ou le célèbre : « je t’aimais inconstant, qu’aurais-je fait, fidèle ? ».

Par les auteurs d’un autre ouvrage facétieux : Une histoire des haines d’écrivains.