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L’envol du lycée de la vie devant soi

Nathalie Broux

Au Bourget, une équipe a mis en place un projet novateur qui affirme innover assez peu, une réalisation qui ne se réfère pas à l’utopie. Mais alors que fait cet article dans un dossier consacré aux utopies ? Il en donne peut-être la clé.

Le 5 septembre 2014, Beatrice Gille, rectrice de l’Académie de Créteil, inaugure le Lycée du Bourget. Elle salue l’ouverture d’un « lycée expérimental », « totalement dévolu à l’innovation pédagogique ». Elle souligne que l’architecture de ce nouveau lycée, rénovation d’une ancienne École normale puis d’un IUFM, est en accord avec le projet d’en faire un lieu de formation et de recherche. Les quinze enseignants qui ont, un an et demi auparavant, rédigé le projet d’un « Lycée de la vie devant soi », sont attentifs, parfois émus. Quelques compagnons de route, des « pédagogos » comme on les moque parfois, se sont joints à eux, conscients qu’une telle ouverture, et de tels propos, sont un véritable événement dans notre institution.

Pourtant, ce lycée ne semble rien proposer de véritablement alternatif.
Il s’agit d’un EPLE dirigé par une proviseure qui pilote à la fois le lycée innovant de secteur, et le Microlycée. Il n’est pas classé « sensible », ne bénéficie pas des moyens spécifiques estampillés « 93 », ni d’aucun label, pas même celui de la FESPI [1].

On décèle bien dans l’emploi du temps des élèves quelques particularités : la semestrialisation, l’étude encadrée par des professeurs, des cours interdisciplinaires bien plus diversifiés que les enseignements d’exploration, un suivi étroit des élèves par petits groupes tout au long de l’année.
L’équipe affirme, en outre, vouloir travailler sur le climat scolaire et l’évaluation par compétences, lutter contre le décrochage, réfléchir à une pédagogie du numérique. Ce sont là des préoccupations nationales qui pourraient faire croire à un « lycée vitrine », sans réelle identité pédagogique.
Enfin, les élèves, venus du secteur au gré des affectations, sont 35 par classe (plus que dans les lycées environnants), les dédoublements rares car les moyens sont consacrés aux dispositifs innovants ; il n’existe pas d’options, de langues anciennes ou rares, pas de classe européenne. Rien qui fasse vraiment rêver ! 35 élèves du nord de la Seine Saint-Denis dans la classe, cela réduit bien sûr le champ des possibles. Surtout lors des premières années, lorsque la réputation de l’établissement, et des professeurs, reste à construire.

Un choix

Pourtant, cette apparente conformité de l’établissement n’est pas le résultat d’un choix par défaut (sauf les 35 élèves par classe), mais de l’expérience, et de l’observation d’autres établissements innovants. Ces réflexions préalables ont conduit à quelques principes fondateurs :

  • Ne pas « faire sécession » : pour créer un établissement expérimental, il faut habituellement s’éloigner de l’institution. Les établissements membres de la FESPI ont presque tous un statut spécifique. Leur caractère innovant en est évidemment renforcé, mais leur existence fragilisée. En choisissant d’être un EPLE, le Lycée du Bourget limite son caractère alternatif mais garantit sa pérennité. L’opportunité de l’ouverture d’un nouveau lycée de secteur a rendu ce choix possible. Ils s’inscrivent ainsi dans l’esprit de l’article 34 de la loi d’orientation sur l’école de 2005 (aujourd’hui L. 401.1).
  • Choisir ses collègues, mais pas ses élèves : la véritable singularité du lycée du Bourget est la possibilité offerte aux enseignants rédacteurs du projet initial d’être affectés ensemble dans l’établissement. Avant les professeurs, la proviseure elle-même avait fait le choix de demander la direction de ce lycée malgré les incertitudes et l’avait obtenue. Au terme de la première année, tous ceux qui l’ont souhaité ont obtenu un poste spécifique, avec lettre de motivation et CV. Cette configuration exceptionnelle et fructueuse fonde la cohérence pédagogique de l’établissement. Une heure et demie hebdomadaire de concertation au lycée, trois heures au Microlycée, sont inscrites dans l’emploi du temps des professeurs et rémunérées. Ces temps de fonctionnement collégial sont le « poumon » de l’établissement, de sa culture commune. Parallèlement, les professeurs défendent l’idée d’un lycée de secteur, sans aucune sélection des élèves. Seuls les élèves du Microlycée font une démarche volontaire pour entrer dans cette structure particulière. Le Bourget n’adopte aucune stratégie de recrutement de ses élèves, par une organisation alternative ou par des options particulièrement attractives.
  • Construire une équipe plurielle et ouverte : les enseignants du Lycée du Bourget viennent de plusieurs établissements. Ils ont parfois mené des expériences avec des collègues rencontrés au hasard des mutations, dans des salles de professeurs pléthoriques et diversifiées. Ils savent que lorsque des énergies collectives se créent, certaines pratiques évoluent, et qu’il n’y a pas véritablement de prédestination à l’innovation pédagogique. Parfois les rencontres créent de nouveaux espaces professionnels, de nouvelles postures. L’équipe du Bourget n’a pas voulu être entièrement composée d’enseignants volontaires, sur « profil ». Elle a pris le risque (car c’en est un), de constituer un noyau de fondateurs chevronnés, mais aussi de rester ouverte à l’arrivée de jeunes collègues, de remplaçants, de stagiaires, de contractuels, affectés là par hasard. L’établissement est ainsi un lieu de « circulation » professionnelle. C’est aussi une manière de se former, et de former des collègues qui, même s’ils repartent au bout d’un an, auront fait l’expérience du travail en équipe. Ce choix limite évidemment l’amplitude de l’innovation, mais permet d’en diffuser l’esprit. Elle maintient l’équipe inaugurale dans une dynamique et provoque des synergies inattendues.

Il faut noter qu’au terme de la première année, pourtant la plus périlleuse, sur 25 enseignants au Lycée du Bourget, volontaires ou affectés par hasard, 21 ont demandé, et obtenu, leur maintien, comme contractuels, titulaires remplaçants ou en poste. Le pari d’une équipe mixte serait-il déjà gagné ?

  • Assumer l’obligation de résultats : les alternatives pédagogiques ont souvent vocation à questionner, voire contester le fonctionnement de l’école, notamment la pertinence des examens. Le baccalauréat, dans certains lycées expérimentaux, n’est qu’un objectif secondaire de la pédagogie, qui se veut surtout émancipatrice. Si les enseignants du Lycée du Bourget ont bien l’intention d’éviter les contraintes du « bachotage » ou la tyrannie des statistiques, ils souhaitent en même temps rendre des comptes à l’institution, assument de se conformer au cadre contraignant de l’examen. C’est déjà le credo du Microlycée, qui travaille cette tension entre rescolarisation et diplomation des « décrocheurs ». Inspirés par cette expérience, les enseignants du Bourget articulent, du mieux possible, une pédagogie de l’accompagnement, de la bienveillance, et une démarche élitaire en vue d’études supérieures ambitieuses. L’équipe connaît trop le prix social et moral de l’échec au baccalauréat, dans un territoire de précarité et de relégation, pour ne pas s’acquitter de cette mission, toute prosaïque soit-elle.
  • Une communauté sans mot d’ordre : Lorsque nous avons, au cours de l’année 2013-2014, inventé et porté ce projet, nous n’avons pas prononcé les mots d’idéal, de rêve, d’utopie. Signe des temps, sans doute, nous ne nous sommes pas adossés à une école pédagogique, une philosophie de l’éducation. Nous avons appelé ce projet « Le Lycée de la vie devant soi », pour rappeler que l’école doit être un lieu d’espoir et de construction, où les temporalités sont distinctes, les choix et les réussites parfois sinueux. Rappeler que les élèves doivent s’y autoriser à rêver, se projeter positivement et ambitieusement dans l’avenir. Nous voulions ouvrir un lycée « unique », dans tous les sens du terme : unifié, sans sélection précoce ni relégation, mais aussi singulier, original. Un lycée auquel, prof comme élève, on se sente appartenir. Les principes qui soudaient le groupe n’étaient pas explicités. Comme si nous étions là un peu par hasard, au gré des rencontres.

Ces rencontres avaient toutes eu lieu dans des établissements de Seine-Saint-Denis et cela n’était pas anodin. Pourtant, nous ne portons pas cela en étendard, pour ne pas justifier la nécessité de l’innovation par les difficultés sociales et scolaires du territoire, comme on le fait trop souvent. L’expérimentation en effet est tolérée, voire encouragée, dans les écoles des quartiers les plus pauvres, où l’on admet, devant les échecs, qu’il faut faire autrement. Ailleurs, on prétend que le système fonctionne, même si tout montre le contraire. Ainsi, nous n’avons pas fait de notre ancrage territorial la clef de notre projet, car nous pensons que les pistes que propose le lycée du Bourget devraient être celles de l’école dans son ensemble. Que l’école soit trop excluante, trop peu fraternelle, est vrai dans tous les milieux. Notre projet est « élitaire pour tous », pour reprendre la formule d’un ancien ministre de l’Éducation nationale, mais nous avons pu le réaliser en Seine-Saint-Denis, car on y trouve, forces du pire, une énergie et une liberté exceptionnelles.

Convergences

Que nous soyons néo-titulaires ou valeureux quinquagénaires, nous avons ce trait commun : nous connaissons ce territoire, généreux et pluriel, où notre mission paraît plus urgente, plus cruciale encore que partout ailleurs. Les dissonances entre l’école, la société et la jeunesse y sont criantes et nous aimerions construire un espace de réconciliation, un lieu de convergences.

Avons-nous l’intention de généraliser l’expérience, sous prétexte qu’elle est tout à fait duplicable et reste dans le droit commun ? Nous le souhaitons, mais nous n’en ferons pas notre principal combat, tant nous savons combien toute innovation est regardée avec circonspection, voire résistance.

Avons-nous peur d’être déçus, de disparaître au fil du temps ? Peut-être, car toute expérience de ce type est fragile, mais en même temps le noyau d’une vingtaine d’enseignants affectés à titre définitif forme désormais une assise solide, et notre statut d’EPLE est protecteur.

Sommes-nous des utopistes ? Au fond de nous, sans doute, car nous n’avons pas renoncé à changer le monde… mais nous n’oserions l’afficher ! Nous nous présentons plutôt comme de consciencieux pragmatiques, nous répétant sans cesse : « Au moins, on aura essayé ».

Par peur des lendemains qui déchantent, nous restons de doux rêveurs, et, modestement, nous cultivons notre jardin.

Nathalie Broux

 

Historique du projet du Lycée du Bourget (93) :

 

2005 : l’idée d’un lycée expérimental en Seine Saint-Denis est lancée par Richard Descoings. Le projet, rendu légitime et urgent par les « émeutes » de l’automne, aboutira à l’ouverture, à la rentrée 2006, de classes expérimentales « article 34 » dans plusieurs établissements.
Trop souvent confondue avec les Conventions Education prioritaire visant à faire intégrer Sciences Po aux élèves de ZEP, cette expérimentation, a plutôt pour but de favoriser un meilleur encadrement de tous les élèves, d’imaginer un lycée plus ouvert sur l’international, l’interdisciplinarité, les partenariats et la pédagogie de projet. Le travail en équipe en est le fondement.
Un certain nombre des enseignants du Bourget, tout comme leur proviseure, ont mené cette expérimentation en Seine Saint-Denis.

2009 : le Microlycée 93, troisième dans l’Académie de Créteil, ouvre à la Courneuve. Fait notable, les onze enseignants n’y exercent qu’à temps partiel. Ils entament alors une expérience professionnelle duale, dans des lycées « traditionnels » où ils participent à de nombreux projets (certains viennent des lycées expérimentaux cités plus haut) ; et dans les classes à effectifs réduits du Microlycée, où ils travaillent au difficile retour à l’école de jeunes de 16 à 25 ans.

2010 : le Microlycée 93 adhère à la Fédération des établissements publics innovants (FESPI). L’équipe découvre d’autres types d’établissements au fonctionnement alternatif.

2013 : Le Microlycée 93, accueilli dans des locaux trop exigus à la Courneuve, se prépare à son déménagement au sein du futur lycée du Bourget. Inspirés par leur expérience dans des établissements « sensibles » et au Microlycée, ainsi que par les « modèles » rencontrés à la FESPI, les enseignants rédigent un projet global pour ce nouveau lycée, saisissant l’opportunité de l’ouverture. Ce projet, intitulé « Le lycée de la vie devant soi », est présenté au Rectorat en juillet. Il reçoit un accueil favorable.

Rentrée 2014 : Le Lycée du Bourget (structure EPLE qui n’aura de nom qu’à l’automne 2015) ouvre ses portes. Son projet comprend deux volets :

  • Un lycée général et technologique de secteur dont l’ensemble des classes (600 élèves à terme) fonctionne de manière innovante et concertée,
  • Un Microlycée (60 élèves en 1ère et Tale ES et L), qui accueille des « décrocheurs » souhaitant se rescolariser, venus de toute l’académie.

 

Rester ou pas ?

 

Témoignage d’une enseignante néo-titulaire en 2014-2015 ayant souhaité et obtenu un poste spécifique au Lycée du Bourget.

Je suis arrivée au Lycée du Bourget en septembre 2014, par le hasard des affectations des TZR. Néo-titulaire, arrivant dans le "93", je dois avouer que je n’étais pas très sereine. Mais dès la pré-rentrée, la rencontre avec l’équipe du lycée m’a rassurée. Ils m’ont raconté les élèves de Seine-Saint-Denis comme on ne me les avait jamais racontés. Le projet qu’ils m’ont présenté ce jour-là rendait compte de toute la bienveillance et l’ambition qu’ils avaient pour leurs élèves.
Très rapidement, malgré les 35 élèves parfois difficiles à gérer, malgré les difficultés matérielles et la charge de travail liées à l’ouverture d’un lycée, je me suis sentie dans mon élément. J’étais bien plus à l’aise dans mon rôle de professeur, me sentais plus utile, face à ces élèves du « 93 » que je ne l’avais été dans mon ancien établissement du centre ville Nantais.

Avant de témoigner ici, je n’avais jamais réfléchi à la raison pour laquelle j’ai voulu rester dans ce lycée. Pourtant, lorsque j’ai eu la possibilité de postuler pour rester dans l’établissement, sans hésiter, sans réfléchir, je l’ai fait. Comme par évidence. Mais une des images les plus marquantes pour moi, et qui me semble étroitement liée à ma décision est la suivante : beaucoup de mes collègues ont été déstabilisés par la défiance que pouvaient avoir les élèves envers les enseignants en début d’année. Moi je n’ai pas été déstabilisée, j’avais en face de moi des élèves comme je les avais "toujours" connus. Ce qui m’a étonnée par contre, ce sont les doutes de mes collègues. Leur besoin d’avoir la confiance des élèves, par pour eux-mêmes, pas pour leur propre estime, mais pour les élèves. C’est ce dévouement de l’équipe à la réussite des élèves qui m’a donné envie de rester. Croire aux capacités de réussite des élèves, et les accompagner pour cela, c’est ce pourquoi j’ai voulu être prof. Au lycée du Bourget il y a derrière chaque élève toute une équipe qui croit en ses capacités, pourquoi alors n’aurais-je pas voulu rester ?

Témoignage d’une enseignante néo-titulaire en 2014-2015 n’ayant pas souhaité rester.
J’ai été affectée au Lycée du Bourget en tant que TZR néo titulaire. J’ai effectué un peu plus de la moitié de mon service au Bourget, et l’autre moitié au lycée Le Corbusier à Aubervilliers.
Deux dispositifs m’ont paru particulièrement intéressants : l’IDIS1, car alors que les élèves cloisonnent énormément leurs connaissances et ont du mal à établir des connexions entre les différentes matières, ce dispositif est vraiment efficace pour les amener à le faire. Puis les ateliers, car c’est l’occasion de monter un projet avec un petit groupe d’élèves volontaires, d’établir une relation particulière et différente avec eux. Ce sont des moments d’échanges qui permettent aux élèves de se montrer sous un angle différent de celui du contexte de classe habituel.
Mais s’adapter à une nouvelle académie, un nouvel établissement, une nouvelle équipe est un grand changement. Lorsque l’on ajoute à cela le fait d’être nommée dans deux établissements, cela peut devenir relativement inconfortable. C’est ce qui s’est passé dans mon cas. Il était très difficile de jongler entre le lycée du Bourget et un établissement plus "classique" car les modes de fonctionnement y sont très différents. De plus, les effectifs (35 élèves par classe en seconde) m’ont paru assez compliqués à gérer. C’est la crainte du renouvellement de cette situation qui m’a poussée à ne pas demander une nouvelle affectation au Lycée de Bourget.

 


Pour en savoir plus
Se reporter au site du Lycée : www.lyceedubourget.fr pour consulter le projet d’établissement, et les documents élaborés par l’équipe.

Un récit de cette expérience méconnue est publié en septembre 2008, Le Lycée de nos rêves, au titre évocateur, écrit par Cyril Delhay et Thomas B. Reverdy. Notons que Richard Descoings conduira ensuite, en 2009, la concertation sur la réforme du lycée.

Cette expérience hybride, riche et complémentaire, est évoquée dans une monographie publiée sur le site internet de la CARDIE de Créteil : L’école au miroir, écrite par Frédérique Frin-Benslama et Nathalie Broux.


[1Fédération des établissements scolaires publics innovant, www.fespi.fr

Sur la librairie

 

Pédagogie : des utopies à la réalité
Qu’est-ce qui fait qu’un enseignant, un éducateur, sort des sentiers battus et s’avance sur les chemins de l’expérimentation et de l’innovation ? Qu’est-ce qui le met, l’a mis en mouvement ? Quels sont les utopies, les projets, les rêves, les modèles peut-être qui font entrer dans un collectif, un mouvement pédagogique ?


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