La rigueur expliquée aux élèves : veillez à la cohérence de vos propos ; évitez les digressions, restez dans le sujet ; faites coïncider l’argument avec des exemples appropriés ; respectez la logique.

La rigueur expliquée aux profs : en anglais, nous avons trois postes d’agrégés à 15 heures et deux de certifiés à 18 heures. Cela fait 81 heures-postes d’apport constaté. Les besoins en enseignement (obligation légale minimum) sont de 84 heures. DONC, il faut supprimer un poste. « Où est l’erreur ? » Il n’y en a pas (notez la présence du lien logique qui assure la cohérence interne du discours !). Il manque seulement une donnée au problème. La DGH est constituée d’heures-postes d’une part et d’heures supplémentaires d’autre part : sachant que ces heures doivent être utilisées en tant que telles, il faut DONC les créer. Dans les cas qui nous occupent il n’y a que trois heures supplémentaires disponibles. C’est insuffisant. Nous supprimons DONC un poste d’anglais : les besoins restant les mêmes, nous nous retrouvons avec 18 ou 21 heures supplémentaires à distribuer ! Une heure d’office aux profs rescapés (deux si on sait jouer habilement de l’heure de première chaire, voire plus : il y a aussi des amateurs) et pour les heures en souffrance, il y a les titulaires remplaçants… Comme ils se font rares, un contractuel ou un vacataire pourra assurer le maintien du service public vaille que vaille.
C’est DONC effectivement d’une logique imparable !

Le dernier arrivé s’en va. Bon, c’est la collègue qui depuis cinq ans a mis en place un échange ? C’est dommage mais, évitons les digressions : pour l’instant, on ne parle pas des échanges. Chaque chose en son temps. « Elle était également engagée dans l’atelier théâtre avec sa collègue de lettres ? – Décidément, vous ne faites aucun effort pour comprendre. Là n’est pas la question… D’ailleurs, à propos de cet atelier les nouvelles ne sont pas bonnes : le partenariat avec la DRAC [[Direction régionale de l’action culturelle.]] risque d’être remis en question dès l’an prochain : leurs crédits sont fortement diminués eux aussi… »
Bon ! Ne nous décourageons pas. L’école ne doit pas se refermer sur elle-même ! Il reste la police. Il paraît qu’ils recrutent et qu’ils ne demandent pas mieux que d’aider la jeunesse à grandir. Dommage que le CNIRS [[Rappelez-vous : le Conseil national de l’innovation pour la réussite scolaire ; il n’y a pas si longtemps pourtant et cela semble si loin !]] n’existe plus : on lui aurait demandé si des projets avaient été déposés dans ce sens !

Marie-Christine Chycki