Jean-Michel Le Baut, ESF Sciences humaines, 2026 Avec L’École face à l’IA, Jean-Michel Le Baut signe un ouvrage précieux, à la fois clair, engagé et pédagogique avant tout. À rebours des discours catastrophistes comme des enthousiasmes naïfs, il propose une voie exigeante : en faire un objet de formation, de réflexion et de transformation de l’école. […]
Ce livre très accessible nous invite à porter le regard sur la bartasse, « broussaille » en occitan, terme de la même famille qu’école buissonnière (p. 13). Bartasser, c’est-à-dire sortir du chemin sans crainte de traverser buissons et broussailles, a longtemps été nécessaire pour guider un troupeau, ramasser des champignons, etc.
Lorsqu’on est las des diatribes contre les soi-disant « pédagogistes », responsables de tout ce qui va mal à l’école et qualifiés d’assassins de la Culture, et ceci à coup d’insultes et parfois de menaces, cela fait plutôt du bien de lire les propos de Denis Kambouchner, avec qui nous avons dialogué dans le passé.
Jean-Pierre Marcadier, Le Lys bleu, 2025 Loin de donner envie « d’en finir » avec le voyage scolaire, cet essai donne bien envie de partir avec ses élèves ! Enseignant de lettres-histoire-géographie désormais à la retraite, Jean-Pierre Marcadier s’appuie sur sa riche expérience en lycée professionnel pour livrer ses réflexions sur ce qui fait du […]
Les pédagogies différentes au risque de la recherche : on pourrait croire l’affaire entendue. D’un côté, des praticiens engagés dans des manières de faire école autrement. De l’autre, des chercheurs chargés d’observer, d’évaluer, peut-être de légitimer ce qui se tente dans les marges du système scolaire. Les deux ouvrages défont rapidement cette image trop confortable.
Loin de donner envie « d’en finir » avec le voyage scolaire, cet essai donne bien envie de partir avec ses élèves !
Les partisans de la méritocratie aiment bien les contes de fées, les réussites inattendues à coup d’efforts et de volonté qui prouveraient que « quand on veut, on peut ». Le cas d’une « école du miracle » aux États-Unis était sans doute « trop beau pour être vrai »… Quant aux emballements médiatiques, on n’a pas forcément besoin de franchir l’Atlantique pour en trouver d’équivalents !
Présenter l’album Marc Bloch. L’historien combattant comme le récit de la vie et de l’œuvre de Marc Bloch en bande dessinée serait particulièrement réducteur – même si c’est bien sûr cela aussi.
Diane-Sophie Girin, PUF, 2026 Avant d’écrire cette recension, j’ai laissé le livre traîner quelques jours en salle des professeurs. Sa couverture – représentant en fond une élève voilée en train de travailler – visible sur la table où chacun se retrouve le matin pour un café. Une manière d’explorer l’imaginaire collectif autour de la religion […]
Xavier Bouchereau et Philippe Meirieu, éditions érès, 2026 Parce que nous croyons encore en l’éducation n’est pas un livre que l’on referme en ayant simplement glané quelques idées de plus. Il oblige. Très vite, le lecteur comprend qu’il n’a pas affaire à un entretien de circonstance ni à une juxtaposition de convictions bien installées, mais […]
Corinne Martel et Sylvain Wagnon, ESF, 2026 L’une est inspectrice dans le premier degré (et aussi docteure en écologie), l’autre chercheur et historien. Ils proposent ici ce qu’ils nomment en sous-titre des « outils et perspectives pour l’éducation du XXIe siècle ». Ils s’appuient pour cela sur nombre d’initiatives et de résultats de recherche. Dans […]
« Nul n’entre ici s’il n’est pas motivé » : voilà ce que l’on pourrait écrire au frontispice de nos salles de classe. Dès lors, enseigner serait sans doute bien plus simple et le problème des sureffectifs serait derrière nous.
Les devoirs, ça concerne finalement des millions de personnes, (élèves, parents et enseignants) et pourtant, il existe assez peu de publications sérieuses sur ce sujet.
Cet ouvrage collectif explore les relations complexes entre les résultats de la recherche en éducation et leur mobilisation – voire leur instrumentalisation – dans la conduite des transformations des systèmes éducatifs.
L’ouvrage, porté par un collectif d’auteures membres de l’AGSAS (Association des groupes de soutien au soutien), s’inscrit dans le prolongement de près de trente années de mise en œuvre d’ateliers appelés Ateliers de réflexion sur la condition humaine (ARCH), menés dans des contextes scolaires et sociaux variés.
Pourquoi choisir de lire un livre plutôt qu’un autre ? Une couverture, un auteur, un titre, une quatrième de couverture, la collection sont des attracteurs connus. Pour moi, ce fut le sous-titre (Agir pour la persévérance de tous les élèves), bien plus que le titre (Prévenir le décrochage scolaire), qui m’a engagée à la lecture.
Voilà un petit ouvrage à mettre dans toutes les mains et les salles de professeurs, pour une action pédagogique inspirée, inspirante et guidée. Comme le titre de collection l’annonce, il s’agit de se lancer en classe.
Stéphane Bonnéry, dans ce recueil d’articles donne à voir une réflexion déjà ancienne sur les enjeux du temps de l’enfant et des rythmes scolaire qui résonne dans l’actualité récente.
Dans le paysage éditorial post-covid qui a vu fleurir des écrits plus ou moins documentés sur les rapports des enfants à la nature, l’idée selon laquelle ils et elles entretiendraient spontanément des liens de bon aloi avec leur environnement s’est largement répandue.
Ce journal pédagogique déroule le fil des activités d’une classe de lettres en lycée général, tout au long d’une année. Il se double d’une réflexion sur la puissance de l’enseignement littéraire aujourd’hui, qui transforme ce récit en aventure intellectuelle collective.
Cet ouvrage fait suite au colloque « La forme scolaire aujourd’hui », organisé les 8 et 9 septembre 2022 à l’université Lumière-Lyon 2.
Dominique Bachelart et Laurent Besse, avec la participation de Dominique Cottereau. La Documentation Française, 2025
À un moment où, dans notre école, après de timides tentatives de promouvoir d’autres façons d’évaluer les élèves, on assiste à un retour en force paresseux de la notation traditionnelle, ce petit livre tombe à point.
Écrire aujourd’hui sur la végétalisation des cours de récréation, c’est s’intéresser à un processus déjà engagé depuis plusieurs années. Ce mouvement nous concerne tous : il s’inscrit dans une prise de conscience internationale face aux transformations écologiques, aux défis environnementaux et à la nécessaire adaptation des espaces bâtis, dont les établissements scolaires
Cet ouvrage se veut un « guide pour protéger nos enfants et les accompagner vers des usages positifs et responsables ». Préfacé par Serge Tisseron, il est écrit par la cofondatrice de COLORI, programme d’éducation au numérique sans écran destiné aux enfants de trois ans.
Voici un nouvel opus indispensable de la collection Mythes et réalités, dirigée par André Tricot : deux autrices et un auteur pour neuf affirmations prégnantes dans la culture professionnelle de l’enseignement de l’écriture.
Dans cet ouvrage, le chercheur tente de comprendre comment les amitiés se forgent à la période de l’adolescence au sein de quatre établissements considérés comme mixtes.
Dans l’ouvrage collectif Premières classes : comment la reproduction sociale joue avant six ans (université Paris Cité éditions, 2025), Frédérique Giraud et Gaële Henri-Panabière, qui l’ont coordonné, montrent comment se construisent les inégalités sociales de façon précoce et comment les socialisations familiales sont plus ou moins en osmose et rentables sur le plan scolaire, ou au contraire très éloignées des attendus scolaires. Entretien avec les deux coordinatrices de l’ouvrage.
J’ai voulu tester la flexibilisation en lisant ce livre : je l’ai entamé allongé sur la banquette du salon, calé dans le fauteuil du bureau un surligneur à la main, posé sur une chaise en prenant des notes.
La postface que Jean-Frédéric Schaub donne à ce livre passionnant s’achève ainsi : « ce livre devrait se trouver entre les mains de tous les professeurs, car ils sont les acteurs de la toute première ligne dans la lutte contre les préjugés, contre l’enfermement identitaire, contre le refus de savoir. »
On avait besoin d’un livre tel que celui-ci, fondé sur des données chiffrées et des textes règlementaires ainsi que sur un historique rigoureux, pour évoquer la question de l’enseignement privé en France, au-delà des considérations idéologiques ou des idées reçues.
Voilà un livre sur le système scolaire qui se lit comme un roman. D’ailleurs, c’en est un.
L’auteure, médecin de rééducation spécialisée dans les TND (troubles neurodéveloppementaux) a déjà publié beaucoup dans ce domaine, dont elle est une référence incontournable. Elle fait ici un pas de côté pour aborder le concept d’intelligence, son évolution, sa mesure et les règles universelles d’apprentissage scientifiquement validées ou non.
Le roman graphique de Fabien Toulmé, ULIS, s’ouvre et se clôt sur des vers d’Homère empruntés à L’Odyssée. D’Ulysse à ULIS, il n’y a qu’un pas. Le jeu de mot pourrait paraître facile, il n’en est rien. Et qu’on ne s’y trompe pas, le protagoniste, Ivan, n’a rien d’un héros, quand il découvre le métier d’accompagnant des élèves en situation de handicap.
Deux propositions spontanées – et simultanées – sont à l’origine des deux volets de cette publication de la coopérative Dire le travail. Celle d’Agnès Chalmey, qui a pris l’initiative de collecter douze témoignages de professionnels de l’école, rassemblés dans la partie « des professionnels de l’école primaire racontent leur parcours » ; celle de Valérie Piccolo, dont les textes sont regroupés sous le titre Récit poétique. Une plongée dans « l’envers du décor » de l’école d’aujourd’hui telle qu’elle est vécue par ceux qui la font au quotidien.
Faire des projections futures pour l’école et l’éducation, hors des technologies numériques et des écrans, c’est le principe du scénario de ce livre sous la forme d’une « dystopie euphorique ».
« Malheur au pays qui a besoin de héros », fait dire Bertold Brecht à Galilée.
C’est un séminaire organisé en 2018 par l’équipe « Normes et valeurs » de l’Inspé de Maxéville (Meurthe-et-Moselle) en hommage aux travaux et à la carrière de Mireille Cifali qui est à l’origine de cet ouvrage.
On peut sans doute porter trois regards différents sur ce livre, correspondant à trois volets qui n’ont pas la même importance quantitative et pas forcément le même intérêt.
Faire des projections futures pour l’école et l’éducation, hors des technologies numériques et des écrans, c’est le principe du scénario de ce livre sous la forme d’une « dystopie euphorique ».
Henriette Zoughebi (dir), Gallimard jeunesse, 2025 Dans un chapitre magnifique de cet ouvrage collectif, l’écrivaine Marie Desplechin raconte ses rencontres avec Françoise d’Eaubonne. À dix ans, elle avait été marquée par la lecture de deux petits romans de cette autrice : « Ces deux livres m’ont fait une si forte impression que je les ai […]
Les grands esprits se rencontrent, les revues aussi. Ainsi le n° 600 des Cahiers pédagogiques, qui invite à repenser l’école de demain, fait-il écho au n° 186 – 2025/2 de la revue Administration & Éducation, dans lequel douze contributrices et contributeurs ont sélectionné douze textes ayant marqué la pensée éducative, afin d’esquisser des perspectives pour l’école. De quoi nourrir encore les esprits les plus insatiables !
Tout, tout, vous saurez tout sur l’éducation prioritaire !
À l’heure de la plus en plus contestée « éducation au développement durable », le titre sonne comme une promesse pour celles et ceux qui souhaiteraient mettre en œuvre une éducation socio-écologique, selon une orientation et un vocabulaire renouvelés. Cet ouvrage attire donc l’attention.
De quoi s’agit-il dans cet ouvrage au titre en forme de clin d’œil à celui de Pierre Bayard « Comment parler des livres qu’on n’a pas lus ? », que l’autrice affectionne particulièrement ? Il s’agit d’étudier les pratiques scolaires de non-lecture des œuvres dites littéraires.
L’oral est polyvalent : objet d’enseignement et d’apprentissage, il joue aussi un rôle social et affectif dans le groupe-classe. Cela le rend difficile à définir, à didactiser et évaluer, d’autant plus qu’en classe, ces divers usages sont souvent sollicités indifféremment et simultanément.
Patrick Rayou, s’appuyant sur les nombreux travaux de recherche en sociologie de l’enfance et de l’éducation, essentiellement produits par les réseaux Escol et Reseida, étudie finement les enjeux et les réquisits de l’autonomie décrétée, attendue de la part des enseignants comme compétence quasi prérequise des élèves, quel que soit le degré scolaire (primaire, secondaire, universitaire).
Michel Tozzi, 2024, Chronique sociale Didacticien français de la philosophie, Michel Tozzi a d’abord été professeur de philosophie dans le secondaire pendant vingt-huit années, avant de devenir l’universitaire en sciences de l’éducation attaché à l’élaboration d’une didactique de l’apprentissage du philosopher bien connu du lectorat des Cahiers pédagogiques. Il nous livre ici un écrit à […]
L’articulation entre l’histoire et la mémoire est non seulement un thème au programme du lycée, en spécialité HGGSP, mais aussi le sujet de la bande dessinée Trous de mémoires, de Nicolas Juncker, qui met en scène la création fictive d’un musée sur la colonisation française en Algérie. L’occasion, peut-être, d’en faire un objet d’étude pour les élèves et les étudiants en histoire ?
Préparez-vous à une lecture à la fois édifiante et frustrante. Édifiante parce que la démonstration est implacable : nous ne savons pas faire dans l’Éducation nationale, nous n’en sommes qu’aux balbutiements de la démocratie sur les lieux de travail alors que le besoin est grand. Frustrante parce que vous ne saurez pas comment faire autrement en refermant cet ouvrage : il faudra attendre le tome 2…