L’enseignement moral et civique, ça vaut la peine ? A ceux qui se posent la question, lisez d’urgence ce livre de Benoit Falaize !
L’enseignement moral et civique, ça vaut la peine ? A ceux qui se posent la question, lisez d’urgence ce livre de Benoit Falaize !
Cet ouvrage, certes, n’est pas directement en lien avec l’enseignement. Pourtant j’en recommande sa lecture dans cette rubrique, dès lors qu’on considère qu’une des priorités de l’école doit être de former des éco-citoyens, ce qui implique de trouver des réponses pertinentes aux interrogations des élèves sur le devenir de notre humanité face aux menaces environnementales et non de renforcer l’éco-anxiété.
A l’aune des volontés politiques éducatives insistant sur une scolarisation de plus en plus précoce dans le but de réduire les inégalités scolaires, les auteurs s’intéressent au « devenir écolière ou écolier » en partant de l’expérience des très jeunes élèves de 1P-2P (4 à 5 ans) dans une classe enfantine suisse (dans le canton de Vaud).
Quoi, la classe devrait s’occuper de la « vie » (après tout, il y a une « vie scolaire » pour ça !) au lieu de se centrer sur les savoirs et leur transmission ?
Ce livre de la ravira toutes celles et ceux qui enseignent l’Histoire que ce soit au premier ou au second degré.
Bien malin qui pourrait répondre par oui ou par non à la question posée dans le titre, car elle est compliquée.
Cet ouvrage, qui a pour sous-titre « apprendre à penser juste en découvrant pourquoi on pense faux », s’inscrit dans une série de publications autour de la nécessaire formation de l’esprit critique et d’un inventaire de moyens pour se protéger des fake news et sophismes en tous genres qui entravent nos raisonnements et aveuglent notre pensée.
Lorsqu’on forme de futurs enseignants et enseignantes, qui eux vont enseigner à de futurs citoyens , on a inévitablement le regard rivé vers l’avenir.
Juin 2023, le ministre de l’Éducation nationale annonce « un immense chantier […] pour que les élèves écrivent correctement ». On entend alors autour de soi : « C’est vrai, maintenant les jeunes n’ont plus de vocabulaire », « ils connaissent les règles d’orthographe mais ne les appliquent pas », etc.
Si vous travaillez dans un établissement scolaire du premier ou second degré, vous n’avez pas pu couper à une ou plusieurs polémiques concernant les toilettes des élèves.
L’auteure rend compte d’une enquête menée entre 2016-2018, alliant à la fois le qualitatif et le quantitatif, comprenant des entretiens et des observations d’environ 150 jeunes adolescents au sein de quatre collèges de la région parisienne avec des particularités socioculturelles très différentes.
Le sujet de ce livre est d’étudier des énigmes diffusées sur une plateforme en ligne.
Nous avons dans notre revue évoqué plusieurs réflexions et publications autour des questions de « méritocratie », du phénomène de ce que certains appellent les « transclasses », ou encore les « exceptions consolantes » pour reprendre le mot de Buisson cité par Jean-Paul Delahaye.
Dans ce dernier ouvrage que l’éditeur catalogue parmi les « coups de gueule » − des essais courts, percutants qui interpellent et qui crient − Jean-Louis Auduc dénonce l’instrumentalisation que l’on peut constater actuellement des principes de la laïcité et cherche à alerter la jeune génération des dérives qui peuvent nuire à leurs libertés.
Alors coordinateur du groupe d’experts chargés auprès du Conseil supérieur des programmes d’élaborer précisément le programme de l’Enseignement Moral et Civique (EMC), en 2015, Pierre Kahn le présenta comme résolument nouveau, en dépit de son inscription dans la longue histoire de l’éducation à la citoyenneté depuis Jules Ferry…
Qui a déjà testé des cercles de lecture dans sa classe sait à quel point ce type de dispositif est fécond tant dans la construction du sujet-lecteur que dans les interactions sociales qu’il génère.
Germinal n° 5, « L’école émancipatrice », Le Bord de l’eau, novembre 2022 La revue Germinal vient de sortir son cinquième dossier : « L’école émancipatrice ». Lancer une revue en 2020 – date de sortie du n°1 – dans un contexte où celles qui existent ont du mal à survivre relevait d’ un pari ambitieux […]
Christophe Marsollier, éditions Berger-Levrault, 2023 Voici un livre fort, ancré dans la réalité et solidement argumenté de données et de propos scientifiques, porté par la vision et les principes de son auteur. Celui-ci dresse un état des lieux effrayant de l’école et des violences qui s’y déroulent, mais propose des axes de réflexion, des leviers […]
À partir d’une enquête sociologique et ethnographique portant sur sept écoles françaises pratiquant des pédagogies différentes, l’autrice étudie comment l’expression des élèves peut être soutenue par l’organisation du travail en classe et par la gestion des comportements.
L’auteur part du constat du grand nombre d’élèves qui font leur travail d’apprenants, montrent une vivacité d’esprit, font leurs devoirs et écoutent soigneusement en classe et pourtant n’y arrivent pas, ou si mal.
Pour qui veut s’y retrouver dans la jungle des dispositifs en tous genres qui peuplent la « politique éducative » au niveau des territoires, comme on dit aujourd’hui, ce livre sera très utile.
Un ouvrage précieux, bien structuré, rempli d’exemples très parlants, sur un sujet essentiel aujourd’hui, à l’heure des « vérités alternatives », des emprises religieuses ou sectaires sur certains individus, de la remise en cause de la science et des savoirs institués.
Un retour réflexif sur des années de murissement qui font que Mara Goyet éprouve aujourd’hui un plaisir profond d’enseigner au collège…
Cet ouvrage porté par un « collectif d’enseignants », coordonné par des membres du GFEN et du LIEN, retrace l’histoire de l’Éducation Nouvelle, du Congrès de Calais en 1921 à ConvergENces, un siècle plus tard.
Mieux vaut accrocher sa ceinture avant d’ouvrir la première page de cet ouvrage qui commence très fort. Aucun suspens sur ce qui offre un titre à l’ouvrage : Laurence de Cock nous fait d’emblée le récit d’une scène rocambolesque, en lieu et place d’une cour d’école qui marque la frontière entre deux mondes que tout oppose.
Les Centres d’Information et d’Orientation (CIO), dont on a fêté les 50 ans en 2021, s’ancrent dans une histoire riche et complexe de plus 100 ans.
Un livre hommage de Pierre Delion sur son ami Jean Oury, psychanalyste, psychiatre, un des fondateurs de la psychothérapie institutionnelle.
Cet ouvrage tombe à pic en 2022, à un moment où l’on pointe le centenaire des pédagogies nouvelles avec comme départ le Congrès de Calais.
Jacques Attali, Flammarion, 2022 On connait sans doute les talents, mais aussi les limites de Jacques Attali. Capacité de vulgarisation, d’accumulation de données, de mise à disposition à un large public des informations sur l’état du monde en allant du passé aux perspectives d’avenir d’un côté, les défauts de la compilation, des affirmations rapides et […]
Comprendre les difficultés des élèves comme des malentendus pour les déjouer au profit de leurs apprentissages, voici le pari de cet ouvrage défiant la synthèse tant il recèle de moments précieux examinés avec minutie.
C’est dans la classe que l’enseignant évalue les efforts de son travail et ceux de ses élèves. Et si nous changions de contexte pour voir ce qu’il s’y passe.
Un livre sur l’école qui donne la parole à ceux qui ne l’ont pas : des parents vivant en situation de pauvreté y racontent leurs parcours, leurs difficultés, leurs blessures et leurs victoires, en tant qu’élèves puis en tant que parents ou même grands-parents.
En 80 pages directes et percutantes, les deux auteurs, philosophe pour le premier, expert juriste pour le second, reviennent en détails sur la phrase prononcée par le Premier ministre socialiste de l’époque, Michel Rocard, le 3 décembre 1989.
En écho aux hommages aux travaux de Guy Avanzini, récemment disparu, on peut inscrire cet ouvrage collectif dans la filiation de Immobilisme et novation dans l’éducation scolaire.
Eirick Prairat, ESF Sciences humaines, 2022 Après Eduquer avec tact, Erick Prairat, professeur en sciences de l’éducation à Nancy, nous propose à nouveau un bel ouvrage, dont on peut recommander la lecture. La première partie est consacrée aux Lumières. L’auteur rappelle les grandes lignes de pensée que sont l’autonomie (savoir penser par soi-même), la laïcité, […]
Ce livre est une suite de Territoires vivants de la République, travail collectif relatant des expériences riches et des pratiques pédagogiques d’excellence dans des établissements en REP.
L’auteur est professeur de psychologie du développement et rédacteur en chef de la revue ANAE (Approche neuropsychologique de l’apprentissage chez l’enfant), mais aussi soucieux de diffuser des savoirs scientifiques sous une forme accessible.
Édith Maruéjouls est géographe du genre, spécialiste des questions d’égalité dans l’espace public et les loisirs des jeunes. Dans cet ouvrage, elle envisage l’école comme un « microespace sociétal » où se renforcent, voire se construisent, les inégalités, en particulier de genre.
Une recherche collaborative de grande ampleur à propos de la fonction du chef d’établissement aux prises avec la souffrance au travail, colorée par le phénomène du burnout, dans le contexte de l’enseignement catholique.
Un ouvrage qui part du terrain et qui invite à la complexité, double mérite de cette enquête, publiée en partenariat avec la plateforme internationale sur le racisme et l’antisémitisme (PIRA).
Dans un récent webinaire des Cahiers pédagogiques, Claire Lommé, connue de nos lecteurs pour avoir cocoordonné un beau numéro sur les mathématiques, indiquait que s’il fallait absolument choisir d’enseigner une seconde discipline au collège, elle choisirait les arts plastiques.
Révolutionner l’école en France, voilà ce que proposent les auteurs de cet ouvrage court et incisif.
L’ouvrage collectif de huit chercheurs, le fruit d’une recherche en sciences de l’éducation et de la formation menée à partir de l’évaluation du dispositif Coenseignement et ruralité, mis en œuvre depuis 2017 dans onze écoles ardéchoises.
Ce livre rassemble les textes issus d’une journée d’étude organisée en 2019 par le Groupe d’histoire sociale (GHS). Bien qu’exposant les préoccupations d’historiens et non de pédagogues, il devrait intéresser ces derniers, car il cherche à comprendre comment l’état actuel de l’école peut s’expliquer par l’histoire.
L’auteur analyse l’engagement des jeunes dans des dispositifs d’insertion, plus précisément dans l’école de la deuxième chance, dont la première a été ouverte en France à Marseille en 1997, avant de s’étendre sur tout le territoire (environ cinquante écoles aujourd’hui).
Reconnaissons-le, concevoir une séquence d’apprentissage à propos d’une œuvre littéraire est loin d’être une sinécure. Les questions sont multiples, et les choix à faire, les renoncements, les frustrations le sont tout autant.
On peut, bien entendu, entrer dans cet ouvrage de façon académique par les premiers chapitres qui posent les fondements théoriques, avant d’en venir à la présentation de la démarche du chercheur, puis à ses résultats. Toutefois, je suggère de commencer à la page 162.
Si vous êtes nommé au dernier moment en Segpa (section d’enseignement général et professionnel adapté), parce qu’il s’agit des derniers postes dont personne ne veut, ce livre est fait pour vous ! En résumé, une mine d’informations et de ressources pédagogiques pour tenter des choses concrètes dans vos classes.
Un ouvrage qui se présente comme une sorte de boite à outils, pour aider le lecteur à comprendre comment fonctionne cette manière d’enseigner innovante et pourquoi elle peut avoir des effets bénéfiques.
Il s’agit d’un livre qui est sans cesse consulté, repris, qui est devenu une ressource quasi quotidienne du formateur d’enseignants. C’est sans doute aussi cela un bon livre : faire croire à chaque lecteur qu’il lui est exclusivement réservé.