Adapter sans renoncer
Est-il possible d’adapter à l’université des pistes utilisées fréquemment à l’école ou dans le secondaire dans l’enseignement spécialisé ? Voici quelques exemples.Aujourd’hui, la mode pédagogique met à l’honneur l’accessibilité pédagogique jusque dans les propos de nos gouvernants. Mais ce terme n’est pas qu’un vœu pieux pour les enseignants spécialisés qui accompagnent les élèves en situation de handicap. Il guide leurs pratiques au quotidien. Au mieux, cette notion fait peur car elle engendrerait trop de travail ; au pire, elle est inconnue, parfois même par ceux qui travaillent pourtant dans l’éducation.
Cet article n’a pas vocation à être exhaustif et ma connaissance du handicap ne recouvre que les champs de ceux que j’ai rencontré ou sur lesquels j’ai été formée. Mais je tenterai au travers de mon propos d’exposer mon cheminement et de proposer des pistes. Mes exemples n’exemptent aucunement les autorités de tutelle de leurs responsabilités en termes de financement, de formation, de logistique, etc.
Souvent, les collègues de l’Éducation nationale disent qu’il est difficile de tenir compte d’un élève en situation de handicap alors qu’ils ont un effectif de trente ou trente-cinq élèves dans le secondaire, par exemple. Mais il est utile de ne pas oublier que l’élève est le premier à faire des efforts.
Dans notre formation d’enseignant, il est souvent rappelé que les élèves sont confrontés au conflit sociocognitif dans leurs apprentissages et que notre rôle est d’accompagner la résolution de ce conflit. Or, un élève en situation de handicap doit aussi gérer les contraintes inhérentes à sa particularité. Il peut ne pas être en capacité de traiter son environnement (visuel, so…