Clément et la dansephilo
En ULIS, la reconnaissance de handicap est mal acceptée par les adolescents garçons car, signe de faiblesse, elle contrevient aux codes de la virilité. L’auteure fait ici le pari qu’un atelier d’éducation artistique offre aux fantasmes sexuels un espace d’expression susceptible de canaliser la violence à l’égard des filles et des femmes.« Il a sali mon manteau rose avec ses pieds », « en cours d’inclusion quand je l’accompagne, il évoque des scènes de viol et aujourd’hui, il s’est masturbé », « au foyer, il parle à ses éducateurs d’une relation avec une camarade de sa classe (hors ULIS), il dit qu’il s’isole dans les toilettes avec elle, évoque volontiers des relations intimes. » Tels sont les propos que j’ai entendus ou lus et à propos de Clément, un élève de 6e ULIS (unité localisée pour l’inclusion scolaire). Ceux-ci proviennent respectivement d’une élève du dispositif ULIS TFC (troubles des fonctions cognitives) o…