Les ceintures en classe coopérative
Dans plusieurs classes uniques d’une école en ZEP d’un quartier populaire de la ville de Montpellier, les enfants, de 5 à 12 ans, proviennent en grande majorité de familles maghrébines. L’équipe des maîtres s’appuie sur les pédagogies Freinet et institutionnelle. Les méthodes d’évaluation aussi n’y sont pas traditionnelles…
Une des premières caractéristiques du dispositif d’évaluation de la classe est l’absence de notes. À notre sens, elles visent à créer un climat relationnel plus coloré de compétition que de coopération, elles ne produisent qu’une vision très globale des domaines de maîtrise de l’élève, nécessitent un temps conséquent dans l’activité de l’enseignant et ne permettent que très difficilement d’envisager directement des stratégies de remédiations aux obstacles rencontrés.
Dans un contexte plus large que celui de l’évaluation, nous sommes plusieurs classes sur l’école à nous référer à la « démarche PIDAPI », ensemble d’outils et de dispositifs qui permettent aux enfants d’évoluer de manière coopérative et personnalisée dans la maîtrise de la langue et les mathématiques. Ils sont ainsi conduits à se référer à une des techniques développées par Fernand Oury, les ceintures1
Praticien du judo, il avait observé la capacité des judokas à coopérer malgré les écarts de niveaux existant dans le groupe. Il envisagea alors le transfert de ce qui fonctionnait dans cet…