La séquence personnalisable, un outil inclusif
Plutôt que de proposer une tâche d’apprentissage différenciée et peut-être excluante au final, la séquence personnalisable permet à Alexis, qui ne parle pas en grande section de maternelle, de participer avec ses camarades à la même pratique et de progresser à son rythme. Retour d’expérience.« Notre inquiétude à nous, c’est qu’Alexis soit largué. » Cette préoccupation, légitime, je l’entends régulièrement de la part des parents d’élève en situation de handicap. Alexis manifeste un retard de développement qui impacte la communication ainsi que l’ensemble des apprentissages. Il est scolarisé dans sa classe d’âge, en grande section (GS), avec l’appui d’une AESH à temps partiel.
Derrière cet adjectif, « largué », j’entends une double inquiétude : le décrochage dans les apprentissages et l’isolement. Quelle réponse pédagogique apporter à une telle question ?
Avant de lire les recherches de Gregory Delboé et que nous commencions nos expérimentations dans ma classe, j’aurais répondu que j’adaptais les tâches au potentiel d’apprentissage de l’enfant.
Cette réponse me parait aujourd’hui doublement insatisfaisante : d’une part, elle freine la socialisation par les apprentissages, car l’enfant à qui l’on propose une tâc…