En faire une alliée
L’IA permet de générer quiz et tests en tous genres. S’agit-il de contourner la « correction de copies » ou de diversifier ses évaluations pour en faire un outil d’apprentissage ?Une des activités typiques de l’activité scolaire est la correction des copies. D’emblée, il faut dire qu’il ne s’agit en rien d’automatiser un processus qui permettrait de déléguer l’ensemble de la tâche à la machine pendant que l’enseignant deviendrait libre de vaquer à ses occupations. Encore que, si une telle chose était possible ou même simplement souhaitable, il faudrait garder à l’esprit que toutes les tâches que l’on n’a plus besoin d’exécuter pourraient alors permettre d’en réaliser d’autres, plus significatives ou intéressantes. Mais ce n’est là ni notre propos ni notre sujet.
Ce qui m’intéresse ici, c’est d’examiner plutôt la synergie qui se crée entre l’enseignant et la machine travaillant de concert dans une rétroaction productive. Le premier est celui qui organise un parcours pédagogique, la seconde aide à produire un contenu qui doit obligatoirement être examiné par l’enseignant pour prévenir toute erreur, toute hallucination potentielle de l’IA, mais aussi et surtout pour, à partir des résultats des élèves, les aider à revoir ce qui pose problème.
Imaginons que j’enseigne à une classe de trente élèves et que je leur donne un sujet de réd…