Si j’étais raisonnable…
1987… Les interrogations existentielles d’un professeur devant l’idée même d’évaluation… Elle poussait ses questions à leurs limites même car elle savait, d’expérience sûre, qu’elles n’avaient pas de réponses univoques et totalement assurées… La seule chose dont elle était certaine, c’est que la vie déborde toujours des cadres et des grilles de nos évaluations scolaires pour s’échapper et s’en aller ailleurs ! Les questions que se pose ici Chantal Cambronne-Desvignes n’ont rien perdu de leur acuité et de leur vitalité. On sent passer encore dans sa voix le souffle puissant des remises en cause radicales que Mai 68 a soulevées…
Si j’étais quelqu’un de raisonnable il me semble que je devrais regarder avec un sourire amusé, ou tout au moins avec sérénité cette fameuse « évaluation ». Après tout, il y a eu tant d’autres modes. La mode « psycho » par exemple. À un moment donné, on ne jurait plus que par la dynamique de groupe, les sociogrammes, les psychodrames, etc. On envoyait les élèves en thérapie pour un oui ou pour un n…