Pour la première fois, je me sens algérienne

« À tous les repas pris en commun, nous invitons la liberté à s’assoir. La place demeure vide mais le couvert reste mis. »
René Char
Depuis des jours, la guerre dite du Koweit occupe la première place dans les esprits. Un matraquage, officiel, permanent, se déverse nuit et jour empêchant une vraie respiration démocratique, pourtant si nécessaire en cas de crise.
Sans vergogne, des généraux, des « spécialistes » se livrent à une désinformation systématique destinée à nous persuader que cette guerre est « humaine ». L’expression « frappes chirurgicales » est reprise par tous les stratèges, y compris les stratèges de comptoir. C’est la guerre de « l’intérieur », comme si vous y étiez… C’est la désinformation, démocratique bien sûr.
Il n’y aurait que du matériel de détruit. Les pertes humaines s’élèvent à quelques dizaines… Chiffres exacts puisqu’on ne compte que les « bons » morts, ceux de la coalition…