La note, une pratique scolaire aléatoire
Avant d’aborder l’actualité récente de la notation (conférence nationale de décembre 2014) et les débats qu’elle provoque encore, il nous faut regarder dans le rétroviseur du temps pour voir que ce n’est pas d’aujourd’hui qu’elle a été observée, étudiée et critiquée comme outil de communication de l’évaluation.
Nous résumerons ici quelques-unes des certitudes qu’avec le temps la communauté des chercheurs et des formateurs est parvenue à établir sur cette pratique qui chiffre la réussite de 0 à 10 ou de 0 à 20, en faisant le choix ou non des demis, quarts ou encore millièmes de point.
La docimoloqie, ou l’étude des examens, des systèmes de notation et du comportement des examinateurs et des examinés, l’a prouvé depuis longtemps : noter est une pratique aléatoire, voire impossible, car elle alimente la représentation selon laquelle une note chiffrée permettrait d’évaluer un élève (compétence 7 de l’ancien référentiel de compétences des enseignants en vigueur jusqu’en juillet 2013).
Et cependant, nous notons…
En 1967 le CRDP de Lyon1avait mesuré les écarts entre 150 professeurs corrigeant les mêmes 3 copies et les notant sur 20. En français on obtient de 9 à 12 points d’écart. En maths de 8 à 11. Le devoir de maths est donc aussi difficile à noter « juste » que la composition française…
La double correction serait-elle une solution ?
Certainement pas. En 1934 puis e…