J’évalue, tu évalues…nous évaluons
Quand l’ensemble d’une équipe pense de concert les modalités d’évaluation qui doivent présider à la validation du socle commun, cela donne une vraie réflexion sur la pédagogie des cycles : coconstruction de grilles, coévaluation, coopération.
Suite à la réforme des collèges, et dans le cadre des formations obligatoires, notre chef d’établissement a mis en place une formation de trois heures, un mardi soir de 17 h à 20 h. Deux thèmes étaient proposés : « Les bilans de fin de cycle » et « La liaison école-collège ». Les enseignants s’inscrivaient dans l’un des deux ateliers, qui seraient animés l’un par un enseignant de l’établissement (pilote d’une expérimentation classe sans notes, et formateur académique), l’autre par l’inspection académique.
Cette obligation de formation hors du temps scolaire, dans une année par ailleurs chargée (année de mise en place de la réforme) a été accueillie avec réticences : « On en a déjà eu des formations sur la réforme, qu’est-ce qu’on peut encore dire ? », « en fin de journée comme ça, après une journée de cours, ça ne va pas être productif ! »
Au final, 80 % des enseignants de l’établissement se sont mobilisés pour cette formation. Nous étions dix-neuf enseignants réunis autour du sujet « Les bilans de fin cycle ». L’ensemble des disciplines du collège était représenté. En introduction de la séance, nous avons présenté cette réunion à l’ensemble des collègues comme une réunion pédagogique, et non comme une formation à la réforme. Puis nous avons insisté sur l’importance d’augmenter notre cohérence d’équipe en matière d’évaluation, en vue d’une réelle complémentarité de nos enseignements et d’une clarification des attentes pour les élèves et leurs parents. Cinq questions ont été débattues : qu’est-ce qu’on évalue ? Faut-il définir les niveaux d’acquisition et comment s’y prendre ? Qui évalue quoi et comment prendre en compte l’avis de chacun ? Quand et comment évaluer le socle ?
L’idée était de faire un certain nombre …