Évaluer l’écriture d’invention
Évaluer la créativité, la validité de l’émotion, l’investissement personnel dans l’écriture d’invention du baccalauréat de français ne va pas sans poser quelques problèmes. Les grilles critériées suffisent-elles à réduire l’incertitude évaluatrice du professeur de lettres ?
L’introduction, à partir de 2001, de l’« écriture d’invention » au baccalauréat, épreuves anticipées de français en fin de première, semblait s’opposer radicalement à une vision traditionnelle de l’enseignement. Aucune forme canonique n’était imposée avec ce type de sujet. Pourtant le BOEN n° 26 du 28 juin 2001 tenait à préciser : « En aucun cas on ne demande, le jour de l’examen, l’écriture de textes de pure imagination, libre et sans contrainte. » Si invention il y avait, restait à en définir les limites et à apprendre à l’évaluer.
Le travail d’écriture se présente sous la forme d’un bref libe…