Célestina : Du racisme au lycée, à l’insu de notre plein gré

Publié le Lecture : 11 min
Couverture du numéro 595, Racismes et écoleAffectée dans un établissement public un peu différent, après avoir longuement enseigné dans une banlieue populaire en région parisienne, Célestina analyse le changement qu’elle a vécu et en quoi son nouveau lycée n’est pas aussi vertueux qu’il le voudrait au regard du racisme.
Comment en êtes-vous venus à réfléchir collectivement au racisme ?

Nous voulions démocratiser notre recrutement ; le lycée avait décidé d’accueillir plus de boursiers en même temps qu’on dégenrait les filières. Mais il y avait l’idée qu’on aurait plus de mal à tenir nos classes, parce qu’on aurait des élèves différents, venus de quartiers défavorisés. C’est une espèce de crainte, qui s’est beaucoup exprimée l’année dernière avant que les élèves n’arrivent au lycée, parfois de façon très explicite même si le plus souvent c’était sous-ente…

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