AU CŒUR DU COURS D’HISTOIRE
Quelle est la place des documents dans la cohérence du cours d’histoire ? Et comment s’articulent-ils avec les conceptions des élèves, qu’il faut prendre en compte ? Comment placer au cœur du cours la recherche et le tri d’informations ?
Une leçon d’histoire à l’école se compose de deux éléments principaux : des récits sur le passé et des traces du passé. Bien souvent, ces deux éléments sont présents sous la forme de la trace écrite finale et des documents étudiés. Pourtant, moins visibles, d’autres récits et d’autres traces hantent la classe : les conceptions des élèves (des récits déjà là) et les souvenirs qu’ils ont de vestiges du passé, rencontrés lors de visites, dans des documentaires, dans la littérature ou les films de fiction, ou dans les classes précédentes. C’est cet ensemble très hétérogène (récits actuels et passés, traces verbales, traces non verbales) qui constitue le réservoir d’informations disponibles pour les élèves. Comment peuvent-ils faire tenir ensemble tout cela ? Comment peuvent-ils gérer cette hétérogénéité pour comprendre et expliquer le passé ?
Cette question est essentielle si l’on considère que la cohérence de la leçon d’histoire tient précisément à la possibilité pour les élèves de faire des liens entre l’étude de documents et la trace finale. La description partielle d’une séquence en classe de 3e sur l’Histoire mondiale de 1945 à 1991 me donne l’occasion de discuter les enjeux de l’exploitation des informations hétérogènes pour l’apprentissage de l’Histoire.
Le dispositif de cette leçon a été élaboré pour donner davantage de place a…