Si la dyscalculie m’était contée

Publié le Lecture : 14 min
La dyscalculie, ou trouble d’apprentissage des mathématiques, toucherait autant d’enfants que la dyslexie. Cette condition reste cependant bien moins connue du grand public.

Pourquoi les mathématiques semblent si ludiques pour certains et si exigeantes, voire anxiogènes, pour d’autres ? La question de comprendre pourquoi les compétences mathématiques sont si hétérogènes chez les élèves est au cœur de recherches dans plusieurs disciplines, des sciences sociales aux neurosciences, en passant par la psychologie et les sciences cognitives. Un certain nombre de ces recherches s’intéresse notamment aux enfants qui ont des difficultés marquées, persistantes et relativement spécifiques au domaine des mathématiques. On dit de ces enfants qu’ils sont atteints d’un trouble neurodéveloppemental dénommé « dyscalculie » qui affecterait à peu près 5 % de la population, tout comme la dyslexie. La dyscalculie fait donc partie de la catégorie plus large des troubles de l’apprentissage qui se caractérisent par des difficultés à acquérir certaines compétences (le plus souvent scolaires), malgré des capacités intellectuelles dans la norme et malgré un environnement scolaire et familial approprié. Chez les dyscalculiques, ce sont ainsi les …

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