Que fait-on d’autre que des maths, quand on fait des maths ?
Des représentations erronées qui persistent, une confiance en soi parfois insuffisante, etc. On peut contribuer à éviter cela chez les élèves, et chez les étudiants, en travaillant l’explicitation des procédures.
Les élèves se forgent très tôt une représentation de ce qu’est l’activité mathématique, et de leurs compétences en mathématiques, ce qui amène un certain nombre de parents à user d’un certain fatalisme en affirmant « il n’est pas bon en maths », comme si la chose était génétique ou héréditaire. Ces représentations ont la vie dure, à tel point que certains enseignants sont eux-mêmes convaincus que les maths ne sont pas faites pour eux. À l’ESPÉ (École supérieure du professorat et de l’éducation) où j’enseigne les mathématiques aux futurs professeurs des écoles, mon premier objectif est de repérer ces futurs collègues en mauvais termes avec la discipline et de les aider à construire une autre relation aux maths.
Il s’agit donc de mieux comprendre comment se met en place ce qui peut devenir un frein à l’apprentissage, et comment faire en sorte de le dépasser, ou mieux, de ne pas l’induire, pour permettre de progresser en mathématiques au sein de l’école, mais aussi de continuer à développer nos habiletés dans notre vie d’adulte.
Je pense que le problème est largement lié à l’évaluation. Si elle est trop centrée…