Méditation, enfance et apprentissages font-ils bon ménage ?
La méditation de pleine conscience s’installe dans notre monde contemporain comme une technique efficace du mieux vivre. Peut-elle avoir sa place dans l’univers de l’éducation ? Réponses d’une spécialiste réputée qui montre ses bénéfices pour les enfants et les adolescents.
Notre cerveau, qui prend plus de 6 000 décisions par jour, échappe à notre conscience la grande majorité du temps. Nous réagissons souvent de façon réactive dans de nombreuses situations, et ce pilotage automatique nous conduit parfois à des attitudes, des émotions, des décisions qui nous éloignent de nos souhaits profonds, de notre nature véritable. Nous ne choisissons plus ce qui nous convient vraiment, nous sommes l’objet de la programmation parfois ancienne de notre cerveau. La méditation de pleine conscience permet de retrouver, en nous, la possibilité de choisir, de décider. Un nouvel espace est créé, qui nous appartient, en propre.
Sur un plan fonctionnel et neurophysiologique, c’est du côté de la plasticité cérébrale que nous pouvons objectiver le mécanisme. Contrairement à ce que nous avons longtemps pensé, notre architecture cérébrale ne se fige pas à l’adolescence, mais peut se modifier à chaque âge de la vie. Créer de nouvelles synapses, ouvrir de nouvelles connexions interneuronales, dessiner de nouveaux circuits restent possibles à chaque instant. La méditation permet de tracer de nouvelles voies, des chemins de traverse qui nous permettent de sortir de nos ornières mentales habituelles et nous invitent à retrouver la liberté de choisir un nouveau chemin. Au se…