L’intelligence qui s’amuse

Publié le Lecture : 13 min
Dans le cadre scolaire, les enseignants ont parfois la crainte de perdre le contrôle, les élèves n’osent pas. Quelques pistes pour déplacer les bornes.

S’amuse-t-on quand on est créatif ? Oui, nous, professeurs, le savons. Quel plaisir d’imaginer chaque jour de nouvelles méthodes, jeux, situations, défis méthodologiques ! Quel bonheur aussi de voir briller les yeux des enfants en création ! Que de trésors de créativité on observe chez les enseignants ! Toute réelle pédagogie implique de la créativité. La nécessité de répondre aux besoins des élèves, à leurs différences culturelles, sociales et individuelles explique notre adaptabilité et nécessite beaucoup de créativité, mais aussi beaucoup d’empathie. Et si la créativité était aussi relationnelle ?

Mais notre adaptabilité est parfois mise à rude épreuve. Les contraintes matérielles, administratives du programme, du système, des horaires ainsi que les attentes des autorités, des parents, etc. sont parfois tellement fortes qu’elles entravent ou fatiguent notre créativité. Pour les enseignants, plaisir, difficulté et obligation de créativité se côtoient quotidiennement. S’y joignent également certaines réticences, peurs ou même limitations. Nous restons sur nos gardes. Pas question de perdre le contrôle, de dépasser les bornes. Lesquelles ? Crainte de perdre du temps, de n’être pas suffisamment efficaces, de ne pas être pris au sérieux par les autorités ou les parents dans des processus novateurs. C’est le paradoxe du système scolaire, et peut-être même de toute notre société. Dans quelle mesure encourage-t-on la créativité ? Jusqu’où pouvons-nous aller ? Quelles marges de liberté laisse-t-on aux enseignants ?

CINQ DÉMARCHES

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