L’enfant dyspraxique
La dyspraxie, qui se traduit par une perturbation de la coordination motrice, est moins connue que la dyslexie. Les études épidémiologiques évaluent sa fréquence à 5 %. Un enfant par classe est donc susceptible d’être dyspraxique. Comment cela se manifeste-t-il et comment l’aider à faire valoir ses compétences ?La dyspraxie est définie dans les classifications médicales internationales comme une perturbation de la coordination motrice. Cette diminution des performances motrices ne s’explique pas par un déficit intellectuel. Les enfants dyspraxiques ont une intelligence, et donc une compréhension des concepts, normale. Elle n’est pas la conséquence d’un manque d’entrainement, puisqu’elle concerne des enfants qui ont eu les mêmes opportunités d’apprentissage que leurs pairs. Elle n’est pas non plus provoquée par des difficultés psychologiques.
Les enfants dyspraxiques sont gênés pour exécuter tous les gestes de la vie quotidienne. L’habillage est souvent problématique, avec des difficultés pour boutonner, remonter les fermetures Éclair, mettre les vêtements dans le bon sens, enfiler des chaussettes et nouer des lacets. Le moment du repas n’est pas beaucoup plus simple pour eux : ils peinent à couper leur viande, doivent se concentrer pour réussir à porter les aliment…