Le travail mutuel, en groupes

En 2012, une enseignante d’anglais, Marie Rivoire, publiait un ouvrage sur une méthode qui se caractérise par une utilisation très encadrée du travail de groupe, appelé par elle « travail en ilots bonifiés », et par une utilisation intensive de la notation. En voici une déclinaison en mathématiques, alors que la tendance est aujourd’hui à l’évaluation par compétences.
Chaque année, à peu près à la même période, vers le milieu du deuxième trimestre, un problème revenait dans mes classes : quelques élèves ne faisaient plus rien. Au point qu’il devenait même très difficile de leur faire ouvrir un cahier pour copier le cours. Même si ce phénomène ne concernait qu’un ou deux élèves par classe, il n’en demeurait pas moins inacceptable pour moi. D’autant plus qu’il n’était qu’un symptôme parmi d’autres de ce qui ne me convenait pas dans ma façon d’enseigner : l’impression d’une transmission trop verticale (même en cours dialogué je ne parvenais pas à impliquer tous mes élèves), et le constat que je n’ava…