Inclusion ou « intégration poussée » ?
La loi de refondation de l’école de 2013 parle « d’inclusion scolaire ». Les dispositifs ULIS se développent afin de faciliter ce passage de l’intégration à l’inclusion. Mais où en sommes-nous vraiment ?Un communiqué de presse paru récemment au titre très évocateur, « Ensemble pour l’école inclusive », présente un plan d’action à la fois à court terme pour un an, et à plus long terme pour la fin du quinquennat (2022). Contrairement à l’expression utilisée dans la loi sur la refondation de l’école de 2013 qui parle d’« inclusion scolaire » en se focalisant sur les enfants en difficulté ou en situation de handicap, là, il s’agit bien d’une « école inclusive » qui vise le système scolaire lui-même. Alors la question se pose : sommes-nous vraiment engagés en France dans le processus inclusif et avons-nous définitivement abandonné l’intégration ? En effet, si, dans l’intégration, c’est la personne en difficulté ou en situation de handicap qui doit faire l’effort de s’adapter au système qui l’accueille, avec toutes les aides qu’on lui propose, dans l’inclusion c’est la démarche inverse, c’est le milieu d’accueil lui-même qui doit s’adapter à la personne et se montrer apte à répondre à ses besoins particuliers. Est-ce en multipliant les dispositifs (comme les ULIS) en milieu ordinaire, à la marge de notre système, que nous allons avancer dans le processus inclusif ?
Avant d’examiner avec attention le fonctionnement des ULIS, attardons-nous sur cette circulaire interministérielle sortie début août qui …