Il y a un loup dans la question
Dans nombre de problèmes inventés par les élèves, la question pose problème. Pas simple, en effet, de passer d’une représentation d’une situation à sa modélisation mathématique. Un exemple avec des élèves de CE2.« Apprendre à l’école, c’est interroger le monde », annoncent les programmes de cycle 2. Pourtant, dans le cas des apprentissages mathématiques (mais c’est aussi le cas en lecture), par une sorte de renversement à la voix passive de cet énoncé, les élèves sont le plus souvent interrogés sur une situation qui leur est présentée sans qu’ils l’aient ni questionnée ni problématisée.
Classiquement, en psychologie cognitive, un problème est une tâche à réaliser dans des conditions définies et dont on ne connait pas la solution. Pour le sens commun, c’est une situation destinée à exercer des apprentissages scolaires. Et pour un enfant de 7 ans ? A-t-on pris le temps de poser la question concrètement aux élèves, en actes, ou p…