Écrire pour réfléchir, réfléchir pour écrire
Au-delà des modèles de rédaction quelque peu stéréotypés, les écrits mathématiques servent, entre autres choses, à réfléchir et à apprendre. La narration de recherche en résolution de problèmes, le calcul mental, les activités de catégorisation, etc. peuvent être autant d’occasions de faire écrire pour que les élèves progressent.
Écrire en mathématiques peut apparaitre comme une activité particulièrement normée. Dans l’imaginaire collectif, résoudre un problème de maths repose sur des modèles de rédaction relativement standardisés.
Ce phénomène finit par être intégré par les élèves. Très régulièrement, en début d’année, j’observe des élèves qui tombent dans une impasse sur un problème, parce que leur premier réflexe est de couper leur page en deux : « opération », « conclusion ». Nous pourrions transposer cet écueil aux démonstrations de géométrie présentées selon le modèle « hypothèses, propriété, conclusion ».
Cet enfermement ou ces attentes stéréotypées ont alors deux conséquences…