Défendre la laïcité, mais savoir distinguer les discours

Publié le Lecture : 12 min
On a vu ces derniers temps la défense, un rien polémique, d’une laïcité « intransigeante » et d’une école qui serait plus « exigeante » s’ouvrir à l’expression de pensées nettement moins policées et beaucoup plus extrêmes. Nous vous proposons ici une réflexion qui alarme sur ces rapprochements et invite à décortiquer les discours.

Défendre la laïcité, en particulier à l’école, en réaffirmer sans faiblir le principe inscrit dans notre constitution, est une ardente obligation. C’est souvent l’objet d’un combat dans des situations concrètes qu’affrontent les enseignants et les personnels de direction au quotidien. Et qui exigent d’eux une courageuse vigilance. Les drames que nous avons vécus ces dernières semaines en ont été de nouveau la preuve, et, inévitablement, ont généré prises de position, débats, engagements, dans un contexte à vif. Hommes politiques, intellectuels, institutions de réflexion et leurs militants se sont parfois affrontés autour de la défense d’une laïcité « intransigeante », qu’il était urgent d’affirmer, au détriment d’une laïcité « de compromis ».

Pour autant, devons-nous abandonner tout sens critique ? Que l’assassinat de Samuel Paty, qui a endeuillé toute la communauté éducative et notre pays, ait avivé l’expression immédiate de l’émotion et des convictions, celles avec lesquelles chacun fait corps, quoi de plus normal ? Pour autant, le…

Déjà abonné ? Connectez-vous

Ce contenu est réservé aux abonnés.

Vous avez pu lire gratuitement 15% de cet article, créez un compte et nous vous offrons sa lecture.
Abonnez-vous pour pouvoir lire tous nos articles !

À lire sur "Enseignant"

De belles planches pour la science au féminin De belles planches pour la science au féminin

Redonner visibilité à des femmes scientifiques qui en ont été privées tout en mettant la science à l’honneur, l’ambition d’Arnaud Leroc, enseignant de sciences de la vie et de la Terre en Provence, se concrétise par la réalisation d’un album de bande dessinée, qui paraitra fin 2026. S’il se charge de l’écriture, il a choisi de travailler avec une dessinatrice pour la partie graphique, tandis que des scientifiques apportent leur caution pour ce qui concerne le fond. Une BD destinée au grand public, qui offre également de nombreuses possibilités pédagogiques.

Publié le 8 octobre 2026 Par Monique Royer 10 min
De belles planches pour la science au féminin

À lire sur "Laïcité"