Une politique sans ambition
Un tour d’horizon des structures et dispositifs de lutte contre le décrochage.
Prévenir le décrochage se fait dans chaque établissement. Cela relève d’une responsabilité qui est, ou devrait être, avant tout celle de l’enseignant qui adopte, seul dans sa classe, volontairement ou non, une attitude qui peut favoriser le décrochage scolaire. L’ensemble du système scolaire français étant construit comme un vaste entonnoir de sélection des élèves, chaque enseignant peut feindre d’ignorer cette question, lutter contre cette tendance généralisée ou bien participer activement à la renforcer. Mais cette responsabilité est également celle des équipes éducatives qui, par exemple lors du conseil de classe, poussent à l’inclusion ou créent, le plus souvent par l’orientation, du décrochage scolaire. Si les facteurs de décrochage sont multiples et souvent systémiques, l’école y joue un rôle majeur.
Dans chaque établissement scolaire, un groupe d’aide à l’insertion (Gain) doit se préoccuper de cette question, en réunissant autour de la situation des élèves en décrochage les différents personnels concernés. Les enseignants pourtant concernés au premier chef y sont souvent peu nombreux, n’y participant que sur la base du volontariat. Et les Gain n’existent pas partout ! « Cela permet surtout de mettre ces élèves en lycée pro, lorsqu’ils sont trop largués », déclare ainsi une enseignante, pourtant active sur le sujet.
La MGIEN s’occupe tout particulièrement du sujet, en trouvant …