Une action collective pour l’inclusion

Publié le Lecture : 16 min
Corinne Brisbart a recueilli les témoignages de la directrice d’une école et de l’enseignante en ULIS, afin d’essayer d’identifier les postures et les compétences qui ont pu permettre à l’équipe pédagogique de construire une école inclusive.

J’exerce au sein d’un Rased (réseau d’aide spécialisée aux élèves en difficulté) dans une école en REP+ (réseau d’éducation prioritaire renforcé) de dix-sept classes accueillant deux dispositifs : une ULIS et une unité pédagogique pour élèves allophones arrivants. Dans chaque classe, les enseignantes mettent en œuvre des fonctionnements qui contribuent à la prise en compte des besoins individuels (plans de travail, contrats de comportement, classes flexibles, etc.). Dans cette école, ce n’est pas le principe de l’école inclusive qui interroge, mais le comment.

Élodie Saunier, directrice de l’école
Il ne suffit pas de décréter l’inclusion pour qu’elle se mette en place, quel est pour toi le rôle de la directrice ?

À l’école Ambroise-Croizat, on s’inscrit dans une certaine tradition de l’inclusion : le dispositif existe depuis de nombreuses années. J’ai œuvré en tant qu’enseignante pour qu’il prenne sa place dans l’école, donc, en tant que directrice, j’hérite maintenant de ce travail. Je porte une attention particulière à ma collègue d’ULIS : nous discutons des élèves, je l’accompagne dans le choix des classes de référence et je reste à l’écoute des collègues qui accueillent ces élèves. En début d’année, le dispositif est présenté en conseil de maitres ainsi qu’au conseil d’école, et à chaq…

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