Récits de soi
Des élèves de 3e et des jeunes exilés non francophones se sont rencontrés autour de fables et interviews. Quand l’inclusion passe par la découverte de soi et de l’autre.Sans la maitrise de la langue, il est impossible dans le contexte de l’école française d’être évalué à part entière. Il suffira de lire les annotations sur les bulletins des élèves allophones : « non évaluée en raison de la barrière de la langue » ; « des résultats fragiles en lien avec la barrière de la langue ». Les exemples sont nombreux. Comment parvenir à leur faire dépasser cette difficulté synonyme d’échec scolaire et d’exclusion sociale et culturelle ?
Le projet, mené dans un collège en éducation prioritaire de la banlieue lyonnaise et intitulé Citoyens du monde, regroupe la classe d’élèves non scolarisés antérieurement (EANA), une classe de 3e et quelques enseignants, de lettres modernes, d’histoire-géographie, d’arts plastiques et de documentation. Les vingt-cinq élèves allophones du dispositif viennent de quatre continents et …