Raisonner, une affaire de langue ?
À travers la démarche d’investigation, l’auteur nous montre la difficulté des élèves pour mener à bien une activité de raisonnement, alors qu’ils ont du mal avec le vocabulaire de la cause et de la conséquence, mais aussi que la maitrise du vocabulaire du raisonnement est aussi importante que le raisonnement lui-même.La démarche d’investigation comporte des phases de raisonnement et de communication et les compétences correspondantes sont légitimement évaluées en classe de sciences. Or, il est difficile d’évaluer la validité d’un raisonnement sans que cela n’interfère avec les compétences de communication des élèves. En effet, les enseignants n’évaluent souvent la compétence « raisonner » qu’au travers de la capacité de l’élève à communiquer son raisonnement. Souvent même, les enseignants amplifient la part de l’aptitude de l’élève à s’exprimer, en refusant les résultats bruts et en exigeant des explications formulées du raisonnement. Or, donner un résultat est une chose, expliquer comment ce résultat a été obtenu en est une autre, qui demande parfois des compétences de communication relativement élevées. Lorsque nous effectuons un test de logique, par exemple le prolongement d’une suite de symboles, il ne nous est pas demandé d’expliquer pourquoi nous avons choisi tel ou tel symbole ; en classe, si. Or, il existe des élèves capables de produire un bon raisonnement mais qui ne maitrisent pas bien le langage, et des …