L’autorité didactique
Du maitre socratique au précepteur rousseauiste, l’auteur montre comment la situation didactique peut faire autorité sans nourrir la dépendance au maitre. L’autorité retrouve ici sa fonction première de processus de transmission.Les débats sur l’autorité agitent régulièrement la sphère éducative. D’un côté, il faudrait « réarmer » un pouvoir hiérarchique censé faire ordre (pensons au Gouvernement qui n’exclut pas la présence de policiers dans les écoles, cf. Le Monde, 26 octobre 2018) ; de l’autre, on proposerait l’abandon de pratiques jugées dépassées car basées sur la coercition (cf. la multiplication des publications sur l’éducation positive). Nous proposons une autre manière de concevoir l’autorité en éducation, en nous basant sur la définition suivante : « L’autorité est ce qui permet la rencontre entre l’individu singulier et le monde qui lui préexiste en visant la protection de chacun. » Ce texte veut dépasser les fondements traditionnellement évoqués de l’autorité (le pouvoir, l’asymétrie des savoirs, le charisme, la négociation, etc.) pour s’arrêter sur l’autorité didactique. En effet, celle-ci permet de penser à la fois les processus de transmission et les conditions d’engagement…