En classe, on ne lit pas seul, mais avec les autres
Je tiens tout d’abord à remercier très chaleureusement Karine Risselin, Charlotte Michaux et Marie-Claude Pignol pour leur retour sur mon travail de recherche. Rien de plus triste qu’un travail de recherche sur l’école dont la diffusion resterait circonscrite à quelques spécialistes sans trouver de lecteurs et de lectrices parmi les acteurs de terrain.
Je suis aussi heureuse que cette recherche permette, selon Karine Risselin, de faire entrer le réel de la classe dans certaines actions de formation ou que Charlotte Michaux ait eu le sentiment que certaines de ses intuitions trouvaient en mon travail un appui scientifique. Cela justifie à mes yeux le travail entrepris.
Je réagis pour commencer aux commentaires de Karine Risselin. Il me semble effectivement qu’interroger ses élèves ou ses étudiants sur leur rapport à la lecture en réfléchissant à leur identité de lecteurs, comme a pu le suggérer Annie Rouxel par les autobiographies de lecteur que vous mentionnez, est toujours très stimulant pour leur enseignant.
Cela permet de repérer les lignes de force que l’on peut retrouver d’un parcours à l’autre mais aussi les singularités. Cette dynamique est souvent très encourageante, car l’on peut repérer que, même chez des élèves ou étudiants non-lecteurs ou tout petits lecteurs, des œuvres et des…