Allô, Houston ?
De la science-fiction : un drôle de mélange, qui peut entretenir de fausses représentations, qui peut être aussi une mine de questionnements à travailler sur les phénomènes physiques.
Du film 2001, L’Odyssée de l’espace aux trilogies de la guerre des étoiles Star Wars en passant par Armageddon, les réalisateurs de films de science-fiction ont usé de prouesses technologiques pour permettre au spectateur de vivre pleinement l’aventure spatiale, le voyage dans l’espace et le temps, la découverte de pans de l’univers auxquels l’homme ne pourra vraisemblablement jamais accéder. Ces scénarios s’appuient généralement sur une analyse poussée des découvertes scientifiques des XXe et XXIe siècles, mais dont les issues sont de la pure science-fiction, sortie de l’imagination débordante des réalisateurs. Ces films, ces scénarios ne peuvent dès lors pas servir de bases de connaissances pour une investigation documentaire dans le cadre d’une étude de notre univers et de la conquête spatiale actuelle menée par l’homme.
Le film Gravity (novembre 2013) montre tout de même que le champ de la science-fiction peut interroger directement nos savoirs et permettre une étude fine de l’exploration spatiale et du système solaire. Des concepts complexes tels que l’attraction gravitationnelle, la mécanique orbitale, la physiologie du corps humain, la vie dans l’espace peuvent être abordés au cycle 3 grâce à des séquences cinématographiques, certes basées sur des effets spéciaux, mais qui relatent des situations vécues ou vraisemblables.
L’analyse de quelques plans choisis invite l’enseignant de cycle 3 à construire un projet de science qui s’inscrit dans les programmes et pour lequel la motivation des élèves ne sera jamais absente.
Les écarts de température, l’absence d’air et de dioxygène, la présence de micrométéorites sont autant d’obstacles à surmonter pour les équipes scientifiques qui engagent des hommes et des femmes dans l’exploration de ce milieu …