A l’épreuve de l’école

Publié le Lecture : 13 min

Après avoir acquis son autonomie, grâce à une scolarité correctement aidée, ce qui manque le plus encore à Camille, c’est l’acceptation des autres, ne pas être exclue dans leurs regards…

Je m’appelle Camille Bonnemberger, j’ai 16 ans, je suis actuellement scolarisée en en terminale ES au sein du lycée Georges de La Tour à Nancy. Je suis malvoyante de naissance, avec un reste visuel de 1/20, associé à une surdité de perception. Il faut que vous sachiez, tout d’abord, que je n’ai pas voulu, dans ce témoignage, suivre à la lettre la définition minutieuse de l’inclusion, mais j’ai, au contraire, souhaité m’appuyer sur ma propre conception de ce terme. En effet, pour ma part, « inclusion » est certes synonyme « d’intégration » mais surtout d’autonomie et d’acceptation.

Ces deux aspects ont tous deux une importance égale dans notre société ; toutefois, je pense que l’autonomie a une énorme reconnaissance alors que, au contraire, l’acceptation, elle, est très délaissée.

Je dois admettre que …

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