Monique Royer
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Enseignant de lettres à la retraite, Jean-Michel Zakhartchouk continue à accompagner élèves et enseignants. Cette passion pour la pédagogie, il ne l’explique pas, il la vit et la partage. Rencontre avec un optimiste qui ne se lasse pas d’essaimer afin que vive et se développe une école démocratique.
Transformer un établissement présumé difficile en lieu de vie scolaire où chacun s’épanouit est le pari réussi par l’équipe du collège Berthelot de Nogent-sur-Oise. Son principal, Geoffroy Merlot, témoigne de ce travail collectif qui se nourrit et s’enrichit d’année en année dans une approche humaniste dont le prisme est l’intérêt de l’élève.
Le métier d’enseignant s’invente au jour le jour, les cours se nourrissent des interactions avec les élèves, s’enrichissent d’année en année des expériences précédentes, des connaissances acquises au fil du temps. Caroline Jouneau-Sion, professeure d’histoire-géographie au lycée Germaine-Tillion à Sain-Bel dans le Rhône, vit sa profession comme celle d’un artisan où la créativité est sans cesse sollicitée.
Les réseaux sociaux, ce sont aussi de belles rencontres qui n’en finissent pas d’essaimer. Un simple tweet a réuni Régis Forgione et Fabien Hobart et à leur suite d’autres enseignants. Au fil des années, des projets, des collectifs se sont construits. Rencontre avec deux passionnés de pédagogie pour qui le partage est précieux et indispensable.
Le droit d’aller à l’école, d’être dans la classe un élève comme tous les autres malgré les conditions de vie précaires. Les petits roms des bidonvilles, les enfants de la misère que l’indifférence ou l’incrédulité effacent de nos regards, sont souvent écartés des chemins de l’apprentissage. Des militants, des associations se mobilisent pour que ce droit s’exerce, pour que tous aient une chance d’accéder à une meilleure vie que leurs parents. Jane Bouvier est l’une d’entre eux. Elle nous raconte ce combat quotidien qu’elle mène à Marseille afin que le chemin de l’école s’ouvre à tous les enfants.
Apprendre, apprendre sans cesse, Angélique Libbrecht, enseignante dans une école primaire belge, vit son métier comme un chemin riche d’apprentissages où chacun est associé. Elle nous raconte le foisonnement d’idées qui anime sa classe et au-delà, dans le souci d’un quotidien scolaire épanouissant pour l’élève.
L’éloquence, c’est à la fois avoir la tchatche, du brio, apprivoiser les mots, convaincre un auditoire, être attentif aux propos des autres pour répondre par de pertinents ricochets. Rym Benkaaba, enseignante au collège Gabriel Havez de Creil, fait de l’éloquence un vecteur pédagogique pour l’estime de soi. Chirine Naamar, élève de troisième, a démontré de façon magistrale les vertus de la parole domptée. Elle a su si bien jongler avec les mots qu’elle a remporté un concours d’éloquence. Rencontre avec une collégienne et une enseignante pour qui l’oral est plus qu’une compétence, un véritable sésame.
Accompagner élèves et équipes pour la réussite scolaire, ainsi Marielle Pichetti pourrait définir sa fonction de conseillère principale d’éducation. Titulaire sur zone de remplacement (TZR), elle nous raconte comment elle vit à plein son métier, en habillant ses déliés de multiples projets.
L’engagement aujourd’hui s’affranchit souvent de la politique pour embrasser des actions concrètes. Lorsque l’une vacille, les autres mobilisent au-delà des générations. Qu’est ce qui amène à s’engager ? Rencontre avec Adèle Diop, jeune étudiante à Poitiers, à l’origine d’une belle initiative d’aide aux exilés.
Au cours d’une semaine où mai 68 se rappelle à notre mémoire, Raoul Pantanella nous offre son témoignage, celui d’un acteur de ce que l’on nommait alors «les événements», un acteur parmi tant d’autres, mais pas seulement. Il nous raconte aussi le parcours d’un militant qui, à l’heure de la retraite, ne s’est pas arrêté. Portrait d’un optimiste pour qui le changement vient toujours de la base vers le sommet.